Archives du mot-clef transmission



Autonomie dans la migration et dimension mémorielle des lieux

Dans la relation de l’individu à son environnement, des formes d’attention mettent l’accent sur la « reconnaissance » d’éléments familiers dans des endroits qui ne le sont pas. L’attention portée aux lieux et aux indices de proximité mis en évidence par les migrants invite à considérer autrement les ressorts de la migration, en tenant compte de leur autonomie dans la décision de migrer. Cet intérêt accordé au familier, parce qu’il met en tension le dépaysement et le « re-paysement », révèle la prégnance de cette migration qualifiée de volontaire dans le processus de subjectivation des migrants et souligne également l’importance des qualités d’hospitalité des villes d’inscription.

Pratiques linguistiques et parcours migratoires : une articulation complexe

La relation entre les parcours migratoires et les pratiques linguistiques révèle un lien complexe entre les langues parlées et la mise en place d’un sentiment d’appartenance territorial. En particulier, dans cet article on étudie comment le rapport privilégié à une langue régionale ou une langue d’immigration témoigne ou favorise un ancrage territorial. Parler la langue locale du lieu où l’on vit, du lieu auquel on se sent appartenir, c’est en quelque sorte donner une forme de légitimité supplémentaire à une inscription territoriale. Toutefois, ce sentiment d’appartenance à un territoire s’exprime de manière multiple. Il est plus ou moins mobilisé comme composante identitaire selon les parcours de vie et les situations personnelles. Une typologie des différentes formes d’articulation entre pratiques linguistiques et inscriptions spatiales vient éclairer l’interaction réciproque des parcours géographiques et des pratiques linguistiques et rend compte de la diversité des rapports à la langue et au territoire.