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Des classes populaires (encore) mobilisées ? sociabilité et engagements municipaux dans une commune périurbaine

Longtemps demeurés absents des représentations sociales du périurbain, les ménages populaires sont désormais nombreux à vivre dans ce type d’espace. On connaît cependant peu de choses sur les modalités concrètes de mobilisation qui sont les leurs dans ces espaces résidentiels. Cet article s’attache, à partir d’une enquête ethnographique menée dans une commune périurbaine dominée par les ménages des classes populaires, aux formes de sociabilité locale dans lesquels ceux-ci sont engagés. Loin de correspondre aux engagements caractéristiques des classes moyennes à fort capital culturel, leurs pratiques n’en sont pas pour autant marquées du sceau d’un strict repli sur la sphère domestique. Les scènes associatives et municipales apparaissent au contraire comme d’importants lieux de mobilisation pour des ménages issus des fractions supérieures des classes populaires qui y construisent collectivement les signes de leur appartenance locale et de leur respectabilité sociale.

Stratégies résidentielles et position sociale : l’exemple des localisations périurbaines

L’analyse des rapports entre social et spatial s’élargit, depuis quelques années, aux zones périurbaines dont le développement n’est pas sans effet sur l’accentuation des polarisations au sein des métropoles puisque s’y installent, de manière privilégiée, les « classes moyennes ». Une analyse rapprochée des caractéristiques sociales de ces périurbains montre que, s’ils sont socialement diversifiés, leurs trajectoires professionnelle et sociale présentent certaines similitudes les rendant incertains de leur position sociale. Profitant d’une conjoncture biographique favorable, et mobilisant le modèle résidentiel de la maison individuelle, ils vont investir, de manière socialement différenciée, la sphère résidentielle pour améliorer leur position sociale. La progression dans la trajectoire résidentielle s’avère d’autant plus nécessaire que l’identité sociale d’origine professionnelle est insatisfaisante.

Développement durable : discours consensuel et pratiques discordantes. Montpellier et Nîmes

Cet article propose d’interroger, à travers l’exemple des agglomérations de Montpellier et de Nîmes en Languedoc-Roussillon, les adaptations et les décalages existant entre les discours, parfois injonctifs, prônant l’application des principes souvent peu explicités du développement durable dans le champ urbain, et les pratiques des acteurs des collectivités territoriales à différentes échelles, au cours des années 1990- 2000. Il met en évidence l’écart entre les consensus sur les objectifs – désormais inscrits dans les documents de planification et d’aménagement, particulièrement en matière de maîtrise de l’étalement urbain dans une région soumise à une forte pression foncière due à l’attractivité – et les freins à la mise en oeuvre, à partir d’entretiens et d’observations de terrain.