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« Des tambours sur les murs » : la mise en image des Afro-descendants de Montevideo

Le candombe est un rythme, une danse et un défilé, une pratique fondée par les esclaves noirs et leurs descendants, à Montevideo. Le candombe fut longtemps la seule forme de visibilité de la minorité afro-uruguayenne. Divers processus, institutionnels et populaires, lui donnent aujourd’hui de nouvelles dimensions. Différents types d’inscriptions murales associées au candombe sont apparus depuis la fin des années 1990 (peintures murales, graffitis, pochoirs) ; à travers elles, nous envisageons la place sociale et culturelle de la minorité noire, question complexe et dynamique. Sur les murs, la représentation hétérogène de la culture du candombe, à la fois légitime et transgressive, maintient et transcende son origine ethnique. Les murs sont l’espace où s’expose une communauté qui lutte pour sa reconnaissance et une pratique culturelle populaire, appropriée par tous ; c’est aujourd’hui une spécificité de Montevideo.

Vers un brouillage de l’ordre spatial aux marges de Rosario et de Montevideo ?

Cet article interroge les interactions entre mobilité et ancrage dans les parcours citadins des membres d’organisations de quartier, aux marges de Rosario et de Montevideo. L’expérience militante a une dimension éminemment spatiale, d’autant plus manifeste dans le cas d’organisations de quartier. Ces dernières dépassent cependant largement le quartier, en tant qu’échelle et registre d’actions. L’engagement dans ces organisations génère des mouvements centripètes et centrifuges constants et interdépendants autour du quartier. L’ancrage est ici intrinsèquement lié à des pratiques plus mobiles de la ville. Un fort ancrage ne se traduit pas nécessairement par un phénomène de repli mais peut être facteur de fortes mobilités. De même, la mobilité peut renforcer l’inscription territoriale. Mobilité et ancrage peuvent être, enfin, totalement interdépendants, l’inscription territoriale est alors circulatoire, n’existant que dans et par un va-et-vient entre le quartier et l’ailleurs.