Archives du mot-clef interdisciplinarité



Quels points de vue sur les espaces partagés entre humains et animaux sauvages ?

La méthodologie de l’observation est analysée au regard de sa mise en œuvre et du type de données qu’elle permet de collecter dans le cadre d’études sur les espaces partagés entre humains et animaux sauvages. Avec le soutien financier de la Zone atelier Alpes, membre de lter France, des recherches sont menées depuis plusieurs années au sein de la Réserve nationale de chasse et de faune sauvage du massif des Bauges pour comprendre et mesurer les interactions entre les usagers de cet espace protégé et la faune de montagne. Ces recherches mobilisent une diversité d’observations : observation directe, indirecte et participante. La méthodologie de l’observation recoupe ainsi une multiplicité de pratiques, de techniques et de postures qui sont ici explicitées et comparées. L’article montre que ces différents protocoles d’observation sont complémentaires et permettent d’acquérir des données qualitatives et quantitatives en vue d’une meilleure connaissance des espaces partagés entre humains et animaux sauvages.

Le blé francilien à l’orée d’une profonde mutation : vers une partition de l’espace des risques ?

L’agriculture d’Île-de-France, déjà fragilisée en maints endroits par la proximité urbaine, est de plus en plus menacée par des risques spécifiques liés notamment à la pollution atmosphérique (métaux lourds, ozone, etc.). La réglementation actuelle sur les mycotoxines renforce les exigences sur la qualité sanitaire des céréales. Nous faisons l’hypothèse que la partition de l’espace agricole via des destinations différenciées des produits peut être un bon levier pour gérer ces risques. Trois études de cas en Île-de-France sont ainsi comparées en associant sciences biotechniques et sciences sociales. Au terme de ce travail, la question nous paraît, en définitive, bien plus complexe qu’on ne l’avait imaginée puisque chacune des situations mêle une définition des risques (mais en exclut d’autres), définit a priori un espace « sain » ou s’affranchit de localisations anticipées, s’appuie sur des coordinations d’acteurs différentes et fait varier le blé lui-même.