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Ancrage et proximités familiales dans les villes nouvelles franciliennes : une approche comparative

Les villes nouvelles franciliennes avaient pour projet de constituer de véritables bassins de vie au sein de la grande couronne. Trente-cinq ans après leur lancement, il apparaît que les Franciliens se sont ancrés dans les villes nouvelles d’une manière spécifique. Cette spécificité relève principalement de la centralité qui fonde ces espaces urbains et du caractère massif de leur peuplement. Si la venue en ville nouvelle a signifié avant tout l’accès à la propriété, les femmes ont pu y trouver un lieu de recours pour se loger au moment d’une séparation conjugale. Il est en outre significatif que les personnes venant vivre dans une ville nouvelle s’y sont plus souvent fixées que ne l’ont fait les autres habitants de la grande couronne, ce indépendamment de leur statut social ou de la nature de leur logement. Peut-être cet ancrage est-il dû à une plus grande proximité de leurs enfants, mise ici en évidence, après leur décohabitation ?

Le blé francilien à l’orée d’une profonde mutation : vers une partition de l’espace des risques ?

L’agriculture d’Île-de-France, déjà fragilisée en maints endroits par la proximité urbaine, est de plus en plus menacée par des risques spécifiques liés notamment à la pollution atmosphérique (métaux lourds, ozone, etc.). La réglementation actuelle sur les mycotoxines renforce les exigences sur la qualité sanitaire des céréales. Nous faisons l’hypothèse que la partition de l’espace agricole via des destinations différenciées des produits peut être un bon levier pour gérer ces risques. Trois études de cas en Île-de-France sont ainsi comparées en associant sciences biotechniques et sciences sociales. Au terme de ce travail, la question nous paraît, en définitive, bien plus complexe qu’on ne l’avait imaginée puisque chacune des situations mêle une définition des risques (mais en exclut d’autres), définit a priori un espace « sain » ou s’affranchit de localisations anticipées, s’appuie sur des coordinations d’acteurs différentes et fait varier le blé lui-même.

Effets paradoxaux de la loi SRU et profil des acquéreurs de biens immobiliers en Île-de-France

Dans le contexte français, la notion de « mixité sociale » s’est imposée comme la réponse aux dynamiques de fragmentation urbaine et d’accentuation des inégalités territoriales. La loi SRU de décembre 2000 en constitue le point d’orgue. Elle fixe des objectifs à atteindre en termes de logements sociaux, à l’échelle de la commune. Sur la période 2001-2005, les choix des acquéreurs de biens immobiliers ont évolué. Avec des héritages complexes résultant des politiques des années 1950/1960, les situations sont contrastées. La position des communes concentrant de forts taux de logements sociaux a-t-elle évolué, sur le plan des niveaux de prix comme sur celui des profils sociaux des acquéreurs ? L’étude se limite à la région Île-de-France, où les contrastes et les enjeux sont les plus forts.