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Familles recomposées et ancrage résidentiel

Le logement et la corésidence constituent une question interne au phénomène de recomposition familiale. L’objet de cette recherche était alors de s’interroger sur ces familles et leur logement, mais en changeant l’angle de l’analyse, notamment en nous rapportant à la notion « d’espace de vie ». Une enquête qualitative a alors révélé d’autres éléments de compréhension des familles recomposées où liens et lieux se confondent, se rassemblent, se partagent, mais aussi parfois se distinguent et se concurrencent. Dans ces familles, il existe peu de lieux où le couple parental et les enfants se retrouvent. Toutefois, ces situations ne conduisent pas toujours à une rupture des liens avec l’ex-belle-famille. En outre, on observe d’autres lieux que celui de la résidence principale où des « histoires communes » peuvent se construire, rôle que peut jouer la résidence secondaire, même si dans certains cas elle peut être un lieu qui divise.

Une lecture des espaces pour lire les liens fraternels

La spécificité des fratries recomposées permet d’appréhender le fraternel en pensant les relations fraternelles au-delà de la germanité. La particularité de la fratrie recomposée, coprésence de germains et/ou de demis et/ou de quasis, se trouve dans l’affaiblissement du degré de consanguinité et dans le renforcement de la dimension de corésidence. Dans ce type d’ensemble fraternel, la corésidence est centrale car elle devient l’élément commun à tous les enfants.
Des espaces de l’enfant proprement dit aux espaces de la famille dans son ensemble, la fratrie recomposée se décline en plusieurs lieux dont elle modifie l’organisation et l’appréhension en fonction de ses variations. Au sein des interactions, de ce qui fait être frère et soeur, se construisent, se confortent, et se reconfigurent des manières d’être ensemble et des modes de co-existence.