Archives du mot-clef économie informelle



Transactions économiques et marquage des frontières autour des « copropriétés fermées » à Buenos Aires

Comme dans d’autres villes du monde, il existe à Buenos Aires une classification résidentielle récente qui distingue les « copropriétés fermées » des « copropriétés non fermées ». Plutôt que d’aborder les « copropriétés fermées » comme des enclaves, cet article restitue le caractère « indigène » de cette classification et s’interroge sur le type de relations qui l’accompagne. Dans une démarche ethnographique, l’article montre que, contrairement à ce que suppose la notion d’enclave, le classement des immeubles comme « copropriétés fermées » ne repose pas sur l’absence de rapports entre leurs habitants et l’extérieur, mais sur la manière dont ces rapports – en particulier entre les habitants et les employés des copropriétés – sont gérés en interne. Cet article propose une approche de ce sujet sous l’angle des changas – les travaux et services que les employés des copropriétés effectuent à titre individuel pour les habitants dans le cadre d’une relation personnelle – afin de dévoiler les enjeux de légitimation de cette classification.

Oujda ou l’arrière-pays de l’économie transméditerranéenne

Cet article étudie le rôle que la ville d’Oujda (Maroc) joue dans le dispositif commercial transméditerranéen. Fondé sur une description empirique, il documente la circulation transmaghrébine de marchandises, il rend compte de l’organisation des mondes marchands, analyse également les réseaux complexes de l’économie informelle. Le cas d’Oujda révèle alors l’importance des villes du sud de la Méditerranée dans la mondialisation des échanges.