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Les espaces familiaux à l’épreuve de la délocalisation de l’emploi : ancrages et mobilités de salariés de l’industrie

L’objet de l’article est d’étudier le rôle des espaces familiaux dans les arbitrages résidentiels et professionnels de salariés faisant face à une restructuration de leur entreprise. L’analyse se fonde sur une enquête qualitative auprès de salariés en majorité ouvriers confrontés à la fermeture de leur usine et à sa délocalisation à deux cents kilomètres de leur domicile. À côté de facteurs économiques et professionnels, les formes d’inscription spatiale et le type de liens familiaux ont des incidences sur les ressources mobilisables et sur le rapport au territoire et au logement des salariés. Sont analysés les liens entre affiliation au territoire familial et refus de la mutation ; les relations entre aménagements de la proximité familiale et mutation ; et, enfin, le rapport entre dispersion familiale et « migration de carrière ». L’échelle de ces territoires familiaux permet d’expliquer des décisions qui semblent, à première vue, économiquement peu rationnelles.

Vers un brouillage de l’ordre spatial aux marges de Rosario et de Montevideo ?

Cet article interroge les interactions entre mobilité et ancrage dans les parcours citadins des membres d’organisations de quartier, aux marges de Rosario et de Montevideo. L’expérience militante a une dimension éminemment spatiale, d’autant plus manifeste dans le cas d’organisations de quartier. Ces dernières dépassent cependant largement le quartier, en tant qu’échelle et registre d’actions. L’engagement dans ces organisations génère des mouvements centripètes et centrifuges constants et interdépendants autour du quartier. L’ancrage est ici intrinsèquement lié à des pratiques plus mobiles de la ville. Un fort ancrage ne se traduit pas nécessairement par un phénomène de repli mais peut être facteur de fortes mobilités. De même, la mobilité peut renforcer l’inscription territoriale. Mobilité et ancrage peuvent être, enfin, totalement interdépendants, l’inscription territoriale est alors circulatoire, n’existant que dans et par un va-et-vient entre le quartier et l’ailleurs.