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N° 107 : Les États-Unis : un modèle urbain ?

 

Les villes nord-américaines nourrissent une abondante littérature. Des phénomènes, paysages ou processus qui les caractérisent ont été promus comme catégories essentielles de la pensée et de la pratique urbaine. Le vocabulaire des sciences sociales en porte la marque (gentrification, suburbanisation, edge city, CBD, etc.), et nous invite à lire la ville en anglais dans le texte. Les savoirs et les représentations vernaculaires partagent ce tropisme : il s’agit de villes qu’on a vues cent fois dans des films, des séries ou des informations télévisées, et dont les paysages en sont venus à figurer le décor urbain par excellence.
Ainsi les villes nord-américaines, qu’elles incarnent la modernité (New York) ou la postmodernité (Los Angeles), la crise sociale ou la réussite économique, polarisent-elles les débats et les imaginations.

Ce numéro d’Espaces et Sociétés pose deux questions très liées : comment voit-on la ville américaine, et que lui emprunte-t-on ?

Pour répondre à celles-ci, les articles empruntent trois perspectives, et présentent :
- des moments importants de la construction des regards européens sur la ville américaine : ceux de Louis-Ferdinand Céline, George Grosz et Fritz Lang sur New York, ceux des architectes russes puis soviétiques.
- des points de vue non-européens : ce que les villes sud-africaines et brésiliennes empruntent à la culture et aux modèles urbains nord-américains.
- le discours français contemporain sur la ville américaine : ce que les praticiens de nos espaces urbains et donc ce que nos villes elles-mêmes doivent aux métropoles américaines.

I – Les Etats-Unis : un modèle urbain ?

 

II – HORS DOSSIER

 

 

 


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