Imprimer

N° 104 De la ségrégation à la dispersion Le territoire comme mode d’expression identitaire

 

Le propos idéologique fait souvent comme si nous avions à choisir entre deux politiques d’urbanisme plus ou moins antinomiques, l’une centripète, ” jacobine “, l’autre centrifuge, disons ” girondine “.
Contre ces deux figures considérées comme dépassées désormais, ce même propos promeut une voie rationnelle, en réseau : un espace abstrait comme la communication d’information dont elle serait quasiment le double au sens où le terme même de communication les recouvre effectivement l’un comme l’autre. Entre espace et fonctionnement économique, social et culturel, l’analogie serait parfaite et constituerait ainsi la base futuriste d’une ” démocratie ” véritable.
En réalité, les deux mouvements centripète et centrifuge, ainsi que la forme réticulaire, ont toujours existé de façon plus ou moins superposée dans l’histoire (Duhem, Gourdon, Lassave, Ostrowetsky, Villes et transports, Plan Urbain, Ministère de l’équipement, 1994).
Ce qui s’opère, en effet, à chaque période, c’est une recomposition entre forces attractives et dispersion, d’une part, permanence des formes, d’autre part. C’est ainsi qu’à notre époque, la dispersion expansive liée à la globalisation a pour contre partie l’” enkystement ” identitaire.
Ni exclusivement centraliste, ni strictement réticulaire, l’urbain est à concevoir selon le bipôle catégoriel propre à la mémoire des formes et à la dynamique des actes.

I – De la ségrégation à la dispersion, le territoire comme mode d'expression identitaire

 

II – HORS DOSSIER, Action sociale localisée et contrainte économique.

 

 

 


Imprimer