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N°164 - 165 : L'observation et ses angles



Observer sur les plages de Rio de Janeiro : à la recherche du corps perdu

par Claire Brisson

La posture objectiviste traditionnelle en géographie se fonde sur l’occultation de l’action du sujet dans l’observation. Ce postulat a été remis en cause, et la subjectivité du chercheur est désormais prise en compte via la réflexivité afin de situer le savoir produit. Ce texte questionne les aspects émotionnel et sensible de la réflexivité et leurs conséquences sur la pratique même de l’observation. Celle-ci devient alors synesthésique, incarnée, et appelle une réflexion sur des méthodes de restitution qui ne feraient pas l’économie du sensoriel. Ainsi peut être dépassée la critique de l’observation comme pratique de mise en ordre par le visuel. L’article invite enfin à inscrire l’observation dans un processus relationnel et interactionniste qui emprunte au modèle de terrain fondé sur le care ou « faire avec », conduisant à terme à un brouillage des définitions de l’observateur et de l’observé : l’observation ne porte plus sur les autres, mais se fait entre soi et les autres.

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