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Minorités, métropoles et mondialisation

Les mouvements contemporains de mondialisation se manifestent en partie par de nouvelles formes de diaspora, de société transnationale, de translocalité, ainsi que de « résistance culturelle». Ces minorités urbaines ne se définissent pas exclusivement par l’appartenance ethnique, religieuse, et/ou politique, mais aussi par l’orientation sexuelle, etc. Elles sont à l’origine de dynamiques urbaines qui contribuent au développement économique et culturel, tant des villes mondiales que des métropoles « périphériques ».
En s’articulant aux apports théoriques antérieurs (Lefebvre, Ledrut, Sassen, Appaduraï, Hannerz), ce numéro thématique cherche à rassembler des recherches multi-situées sur les minorités urbaines, en suscitant des comparaisons entre métropoles contemporaines. Il contribuera ainsi à enrichir le domaine des observations de terrain et celui de la théorisation, dans le contexte politique global contemporain.
Cet appel sollicite des travaux relevant d’aires culturelles diverses. Il importe de définir les contextes nationaux dans lesquels ces minorités évoluent, les législations les concernant, les outils de leur connaissance (en particulier, l’existence de statistiques spécifiques), leurs profils médiatiques (presse et médias minoritaires), leur situation linguistique, etc. La connaissance des minorités urbaines, des relations qu’elles entretiennent entre elles et de leur identification à certaines villes historiques, passe par la prise en considération du contexte national et majoritaire, notamment la richesse du pays (du « Sud » ou du « Nord ») etc.
Tout en privilégiant une approche morphologique des phénomènes sociaux, médiatisés par l’espace, les contributions pourront traiter des rapports des minorités aux diverses formes du pouvoir et à leurs relais institutionnels, sous forme de groupe de pression ou de groupe de protestation propres aux minorités actives. Elles pourront considérer les ressorts des rapports entre minorités et majorités, au plan individuel ou collectif (Moscovici, Kardiner). Elles pourront s’attacher à caractériser les phénomènes de différenciation économique au sein de ces minorités : rapports d’exploitation inter et intra-groupes, d’évitement social, mais aussi de solidarité, prenant en considération les traditions de charité et de secours mutuel, en particulier sous forme d’associations d’originaires.
Les recompositions et renouveaux religieux interviennent dans la structuration sociale et dans les dynamiques économiques qui contribuent à l’élaboration du cadre urbain. De même les caractères du marché ethnique propre à chaque métropole sont à définir, en tenant compte du rôle transculturel et transitionnel des centralités minoritaires dans les villes mondiales. En général, il faut prendre en considération les phénomènes d’ethnoscape et de mediascape (Appaduraï), le rôle des réseaux transnationaux et des communications virtuelles, la mise en oeuvre de nouveaux langages (hybrides dans leur forme). Il serait aussi pertinent de faire le point sur les spécialisations économiques, professionnelles et culturelles des minorités urbaines aujourd’hui, compte tenu de la disparition de nombre de métiers traditionnels et de l’apparition de nouvelles professions, en particulier dans les industries culturelles (cinéma et réseaux virtuels notamment), ou dans la création artistique qui contribue elle aussi à la transformation du cadre urbain.
Il s’agit autant d’élaborer un état des lieux des mutations minoritaires en milieu urbain que de mettre en perspective historique ces phénomènes en constante évolution, connaissant des phases d’essor et de déclin, pour avancer sur le chemin d’une théorisation des dynamiques entre minorités et majorités, dont les acceptions restent à circonscrire

Merci de votre contribution.

Coordination du dossier
Maurice Blanc, Nasser Fakouhi et Anne Raulin

Calendrier
29 février 2012 : date limite de remise des articles
1er avril 2012 : informations aux auteurs

Adresse pour la correspondance :
de préférence en version électronique par courriel

maurice.blanc@unistra.fr
fakouhi@yahoo.com
raulin@ivry.cnrs.fr

ou par voie postale ent trois exemplaires :

Maurice Blanc
UFR Sciences Sociales Pratiques Sociales et Développement
Bureau 5327
22 rue René Descartes
F – 67084 Strasbourg

Attention, dorénavant la revue ne demande plus de propositions d’articles mais directement les articles.
Les articles ne dépasseront pas 42 000 signes (espaces compris) en incluant : texte, notes, références bibliographiques, annexes ; ne seront pas compris dans ce total les résumés, les illustrations, cartes et graphiques. Les conseils aux auteurs figurent dans chaque numéro. Les normes de présentation et les conseils aux auteurs sont disponibles sur le site de la revue



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