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I – 30 ANS: ANCIENS DEBATS, NOUVELLES QUESTIONS



Pourquoi on s’encombre : ou la ville de la gouvernance

par Alain BOURDIN

En matière de gouvernance, on ne peut ignorer ce qu’il s’agit de gouverner et dans quelles conditions on le fait, ni qui sont les acteurs qu’il s’agit de coordonner.

C’est de là que viennent les impasses typiques des tenants de la gouvernance comme les limites de certaines critiques qui lui sont faites. Le cas de la ville est à cet égard très intéressant, car dans ce qui se publie, la gouvernance est très souvent “urbaine”, alors même que les villes sont le lieu de changements sociaux les plus radicaux. Le cadre urbain se transforme en effet radicalement et perd sa capacité unificatrice en raison de l’évolution des trois caractéristiques traditionnelles de la ville : du rassemblement on est passé au face à face ; la centralité a cédé devant la discontinuité des territoires ; enfin la simultanéité l’emporte de plus en plus sur la succession. Pourtant on peut avancer que l’unité de la ville, et en particulier des métropoles, n’a jamais été aussi nécessaire à sa réussite. C’est ce que montre l’auteur, avant de définir les conditions de cette unité. Il en conclut que le pouvoir urbain doit renforcer l’expérience de l’unité et pour ce faire, utiliser les nouvelles caractéristiques du cadre urbain, en particulier dans trois domaines d’action : la question de l’accueil et de la socialisation, les services urbains et la notion de projet. Ce qui l’amène à dire qu’on aurait tort de passer entièrement la gouvernance par profits et pertes.

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