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N° 110-111 : La place de l'animal



La question des urbanités dans les villes chinoises en période de réformes économiques.

par Liane MOZÈRE

Cet article s’attache à partir de textes littéraires, d’analyses filmiques et d’observations réalisées en Chine, à interroger le rapport entre l’espace privé et l’espace public. Du fait des formes de contrôle social développées par le régime communiste, l’idée même de vie et d’espace privé perd sens. Ce que montrent les évolutions récentes, c’est la coexistence dans la société de comportements urbains hérités de la période antérieure (absence de pudeur, selon les conceptions en vigueur dans nos sociétés dans les toilettes publiques où n’existent que de très relatives séparations) et de nouvelles pratiques (mise en place de portes pour les toilettes mais que l’on va laisser ouvertes par exemple). Nous posons l’hypothèse que l’ouverture économique va modifier progressivement ces conduites et tendre à différencier progressivement le privé du public. Pour autant, la question qui se pose est de savoir jusqu’à quel point le maintien du caractère totalitaire de la société communiste chinoise tolèrera cette extension de la sphère privée.

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