Imprimer

N° 115 : Ambiances et espaces sonores



Réseaux sociaux et construction de la confiance dans le change informel franco-algérien

par Ahmed BENBOUZID

Les transferts d’argent de l’immigration algérienne vers le pays d’origine, aujourd’hui presque séculaires, empruntaient jusqu’au début des années 1980, exclusivement des circuits postaux ou bancaires. Avec la manne pétrolière, les devises ne faisaient pas défaut en Algérie. La crise économique qui survint dans ce pays les rendit alors moins disponibles. Les monnaies étrangères devinrent rapidement des moyens financiers très convoités, à tel point qu’elles se négociaient discrètement à des taux élevés. Des changeurs clandestins mirent en place des dispositifs transnationaux informels, visant à se substituer aux circuits officiels et ainsi mettre la main sur l’argent de l’immigration. Dans cette économie où l’argent est à la fois monnaie et marchandise, et circule dans des réseaux parallèles de change, la gestion de la confiance s’érigea comme principe organisationnel.

consulter l'article en ligne

N° 115 : Ambiances et espaces sonores


Imprimer