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N° 112 : Ville et Démocratie



Proximité spatiale et distance politique.

par Jean-Pierre GARNIER

La crise de la démocratie représentative à l’échelle nationale, dont témoigne la hausse de l’abstention ou des votes extrémistes, conduit à ériger à nouveau le “local” et plus particulièrement “la ville” en terreau nourricier d’un possible renouveau civique. La “proximité” donnerait corps à la citoyenneté : proche de ses élus, le “citoyen-citadin” pourrait avoir “prise” sur eux et, donc, peser plus facilement sur les orientations des politiques menées en son nom. Pour toutes sortes de raisons (économique, institutionnelle, sociologique et idéologique), le “rapprochement” que les nouvelles mesures de décentralisation devaient favoriser entre les élites et le peuple n’a été pour la majorité de ce dernier que géographique. En dehors d’un cercle restreint d’acteurs “qualifiés”, la démocratie urbaine est une fiction, car son exercice effectif demeure circonscrit à un cadre étroit ; celui des “cadres”, justement. D’où la résurgence d’une “fracture civique”, là même où l’on croyait pouvoir la réduire.

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