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N° 112 : Ville et Démocratie



Les chemins tortueux de l’expérience démocratique marocaine à travers les bidonvilles.

par Françoise NAVEZ-BOUCHANINE

Au cours des vingt dernières années, les politiques urbaines ont cherché, un peu partout dans le monde, à prendre en compte les dimensions sociales des problèmes identifiés dans les villes. Au Maroc, cette évolution a été très lente, mais elle a connu un véritable coup d’accélérateur avec l’avènement du gouvernement d’alternance (1998) et l’accès au trône de Mohamed VI (1999). Le premier a d’emblée affiché des objectifs de démocratisation, de participation et de rétablissement de la confiance entre institutions et citoyens ; le second, précédé par sa réputation de “prince des pauvres”, a, pour sa part, mis en avant les droits de l’homme, la justice sociale, la solidarité envers les pauvres. Dans ce contexte de changement annoncé, l’article montre les effets complexes et les résultats mitigés de la mise en œuvre de comités supposés représenter les habitants lors d’une opération de “recasement” de bidonvilles à Tanger. Au-delà de ce qui apparaît comme un échec en termes de démocratisation des projets, l’auteur montre les effets générés chez les habitants par la mise en œuvre de ces dispositifs formels, notamment des modifications dans les attentes à l’égard des politiques publiques et dans les critères d’évaluation de ces dernières.

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