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N° 140-141 : Paradoxes de la mixité sociale



Quand la mixité sociale mobilise des gentrifieurs. Enquête sur un mot d’ordre militant à Boston

par Sylvie TISSOT

Cet article part d’un conflit qui a opposé des résidents d’un quartier de centreville requalifié aux États Unis, à propos de l’aménagement d’habitat collectif pour des anciens sans-logis. Deux camps s’affrontent, dont l’un défend l’opération au nom de la « mixité sociale ». On partira de la manière dont, à l’occasion du conflit, ce concept a été utilisé pour mettre au jour le fonctionnement d’un groupe de propriétaires blancs mobilisés qui impulse et contrôle les transformations du quartier, et ce malgré les différenciations internes qui le traversent. À travers la gestion territoriale qui s’est ainsi mise en place depuis les années 1960, se jouent les formes et la légitmité de la présence de populations perçues comme « autres ». On met ainsi en évidence l’impact plus ou moins inclusif ou exclusif de la mobilisation des gentrifieurs pour la « mixité sociale ».

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