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N° 132-133 : La gentrification urbaine



L’espace, une propriété des projets collectifs locaux : un exemple sur le plateau de Millevaches

par Sophie LE FLOCH

Sur la base d’une conception de l’espace en tant que capacité – à la fois étendue et puissance –, l’article examine l’hypothèse suivante : les projets collectifs locaux sont des projets spatiaux, des projets prenant sens aussi dans et par leur inscription spatiale. Un travail empirique en Limousin montre qu’un objet spatial en particulier, la grande plantation résineuse, incarne l’opposition entre deux projets : celui d’un espace rural ouvert, où « faire société » ; celui d’un espace rural dont l’accès serait contrôlé, où rester « entre soi ». Concevoir l’espace comme une propriété des relations sociales aide à comprendre la nature du conflit – au-delà du conflit d’usages ou de représentations – ainsi que les limites des oppositions catégorielles classiques – agriculteurs/forestiers, habitants d’origine/migrants.

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