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N° 132-133 : La gentrification urbaine



Les « gentrifieurs » du Bas-Montreuil : vie résidentielle et vie professionnelle

par Anaïs COLLET

Au début des années 1980, les investissements réalisés par les ménages de classes moyennes dans des logements et des quartiers anciens populaires pouvaient être interprétés comme des façons de compenser une socialisation professionnelle défaillante ou insuffisamment valorisante. L’article examine un cas contemporain de gentrification à la lumière d’une telle relation compensatoire entre vie professionnelle et vie résidentielle. Si certaines formes d’investissements dans l’espace résidentiel semblent toujours relever de cette logique compensatoire, on voit apparaître de nouvelles articulations entre vie résidentielle et vie professionnelle. Ainsi, l’expé- rience résidentielle de « gentrifieur » peut être mobilisée comme ressource dans certaines trajectoires professionnelles bien différentes de celles des
« gentrifieurs » des années 1980. Ces nouvelles articulations reflètent les évolutions du rapport au quartier et du rapport au travail de certaines fractions des classes moyennes.

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