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N° 132-133 : La gentrification urbaine



Le blé francilien à l’orée d’une profonde mutation : vers une partition de l’espace des risques ?

par Elisabeth RÉMY, Christine AUBRY

L’agriculture d’Île-de-France, déjà fragilisée en maints endroits par la proximité urbaine, est de plus en plus menacée par des risques spécifiques liés notamment à la pollution atmosphérique (métaux lourds, ozone, etc.). La réglementation actuelle sur les mycotoxines renforce les exigences sur la qualité sanitaire des céréales. Nous faisons l’hypothèse que la partition de l’espace agricole via des destinations différenciées des produits peut être un bon levier pour gérer ces risques. Trois études de cas en Île-de-France sont ainsi comparées en associant sciences biotechniques et sciences sociales. Au terme de ce travail, la question nous paraît, en définitive, bien plus complexe qu’on ne l’avait imaginée puisque chacune des situations mêle une définition des risques (mais en exclut d’autres), définit a priori un espace « sain » ou s’affranchit de localisations anticipées, s’appuie sur des coordinations d’acteurs différentes et fait varier le blé lui-même.

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