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N° 140-141 : Paradoxes de la mixité sociale



La mixité dans la rénovation urbaine : dispersion ou re-concentration ?

par Christine LELÉVRIER

La mixité est un objectif central des programmes de rénovation urbaine lancés en France et en Europe dans les années 2000, la diversification de l’habitat en étant l’instrument. L’article, après avoir présenté les enjeux de la mixité dans la rénovation, associée à l’idée de parcours résidentiel, met en évidence les effets paradoxaux de la démolition et des relogements dans une dizaine d’opérations franciliennes. D’une part, à l’inverse des effets de la rénovation des années 1960, la tendance est plutôt à la re-concentration des familles les plus pauvres dans la ZUS qu’à la dispersion, et au départ de petits ménages plus « aisés » vers des secteurs plus valorisés, dans et hors de la ZUS. D’autre part, les recompositions sociales et urbaines, perceptibles à travers ces mobilités et le vécu des habitants, vont plutôt dans le sens d’une fragmentation des « grands ensembles » et/ou de la commune en petites unités résidentielles, homogènes, mais différenciées entre elles. Elles posent la question des échelles de la mixité, tout en reposant celles de la cohabitation et des inégalités dans le choix de ces proximités spatiales et sociales.

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