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N° 140-141 : Paradoxes de la mixité sociale



Dans la « cuisine » de la mixité : retour sur des expérimentations nantaises

par Pierre-Arnaud BARTHEL et Célia DÈBRE

Fabriquer une diversité de produits de logements sur les opérations publiques d’aménagement est au coeur de la commande des élus nantais. La programmation est un levier pour établir une mixité d’occupation sociale (locataires, primo-accédants et autres propriétaires occupants). Les aménageurs, chargés par les collectivités des projets urbains, doivent intégrer des logements sociaux (liés aux droits à construire hérités par les bailleurs sociaux des démolitions faites dans les quartiers en rénovation urbaine), constituer une offre inédite de logements à prix encadrés (logements dits « abordables ») et expérimenter des opérations immobilières associant les logements « libres », « abordables » et sociaux. La mise en oeuvre de cette programmation complexe montre les réponses faites par les bailleurs sociaux et les promoteurs, l’évolution de leurs pratiques et cultures professionnelles, mais aussi la persistance de réflexes ségrégatifs et une volonté de différenciation argumentée des deux côtés.

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