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N° 143 : Les territoires de l’informel



Vers un brouillage de l’ordre spatial aux marges de Rosario et de Montevideo ?

par Charlotte PUJOL

Cet article interroge les interactions entre mobilité et ancrage dans les parcours citadins des membres d’organisations de quartier, aux marges de Rosario et de Montevideo. L’expérience militante a une dimension éminemment spatiale, d’autant plus manifeste dans le cas d’organisations de quartier. Ces dernières dépassent cependant largement le quartier, en tant qu’échelle et registre d’actions. L’engagement dans ces organisations génère des mouvements centripètes et centrifuges constants et interdépendants autour du quartier. L’ancrage est ici intrinsèquement lié à des pratiques plus mobiles de la ville. Un fort ancrage ne se traduit pas nécessairement par un phénomène de repli mais peut être facteur de fortes mobilités. De même, la mobilité peut renforcer l’inscription territoriale. Mobilité et ancrage peuvent être, enfin, totalement interdépendants, l’inscription territoriale est alors circulatoire, n’existant que dans et par un va-et-vient entre le quartier et l’ailleurs.

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