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N° 142 : Sociologies et architecture



Editorial. Matériaux pour une sociologie de l’architecture

par Olivier CHADOIN et Viviane CLAUDE

Sociologie et architecture. Ces deux termes semblent pouvoir se conjuguer. En réalité, depuis des décennies, pour ne s’en tenir qu’à la France, une interrogation fait litanie (1). Elle porte, dans ce pays, sur la performance attendue de laquo; l’apport » pédagogique – sous-entendu « pratique » – des sciences humaines et sociales vis-à-vis de la formation en architecture, avec une question rituelle : quels types de contenus « efficaces » donner à l’enseignement de l’architecture ? En parallèle, les connaissances en sciences sociales visant l’architecture, ou plus généralement l’espace construit, ont suivi leur propre chemin. Ce dossier vise, non pas tant à combler cet écart, depuis longtemps installé, qu’à en proposer d’autres interprétations ou d’autres sujets d’investigations; et, pour aller plus loin, à soumettre au lecteur des sources nouvelles. Cela s’avérant d’autant plus judicieux que l’appel à articles appelaità des visions comparées ; il nous revenait donc de capter des regards et analyses. moins « hexagonaux». Ce dossier propose quelques échappées.
Il convient de rappeler qu’en France, des réflexions de l’Institut de l’environnement dans les années 1970 jusqu’à celles qui semblent installées aujourd’hui, il s’est toujours agi de construire une posture, des méthodes et des outils, en vue de soutenir l’enseignement de l’architecture, ou plus vaguement une « interdisciplinarité » à partir des dites sciences humaines et sociales. Mais il a toujours été difficile de se dégager d’une double contrainte : adapter les modes pédagogiques et collaboratifs des deux domaines et intégrer leurs évolutions (des expériences, des savoirs et enjeux de connaissances) pas toujours synchrones ? La réflexion a trop souvent pris le chemin des dites « bonnes pratiques » d’enseignement et de collaboration. Ces relations entre architecture et sociologie ont donc souvent conduit à des malentendus : les sociologues reprochant aux architectes l’instrumentalisation de leur discipline et les architectes reprochant aux sociologues un apport insuffisant, voire « trop distancié », à leurs pratiques professionnelles.
Reste que des outils, des méthodes, des « opérateurs de passage du savoir à l’action » (Segaud, 2007), notions et approches « hybrides », tentatives de compromis « sans compromissions », se sont forgés. À la différence d’autres branches de la sociologie, comme la sociologie de l’art, de l’urbain, ou des techniques, ces travaux ne semblent pas pour autant avoir essaimé au-delà des écoles d’architecture et de la recherche architecturale et urbaine, comme le montre en creux le travail de Pierre Lassave sur les sociologues et la recherche urbaine (1997) ou encore la trajectoire de François Lautier restituée ici par Gérald Houdeville.
Entre ces options nous n’avons pas voulu choisir. Aussi, avons-nous préféré partir de l’idée que cette histoire des relations entre sociologie et architecture pouvait être abordée et construite comme un objet scientifique. Plus simplement l’enjeu est ici celui de la « construction d’un objet », au sens où l’histoire des rapports entre sociologie et architecture, à condition de ne pas la figer dans des oppositions préétablies (architecture/sociologie, architecte/ non-architecte, ENSA/université, etc.) est bien un « objet à construire ». Mieux encore, une des conditions de sa construction est sans aucun doute de neutraliser des oppositions historiquement construites avec lesquelles nous pensons aujourd’hui notre environnement intellectuel.
Particulièrement, il s’agit de dépasser la question contextuelle de « l’apport » de la sociologie à l’architecture pour interroger les rapports entre ces deux sphères de savoir d’un point de vue socio-historique, sous l’angle du développement des « disciplines ». Ce faisant, et les contributions réunies ici en attestent, c’est plus particulièrement la question d’une « sociologie de l’architecture » qui a été posée.
Trois axes qui peuvent être résumés par des questions traversent les contributions ici réunies.
– Un corpus de références communes, une animation du milieu, permettant de parler véritablement d’une « sociologie de l’architecture » se sont-ils affirmés dans le temps ? À quel type de sociologie, et de sociologues, a-t-on affaire ? Comment caractériser aujourd’hui cet univers ?
– Qu’en est-il aujourd’hui de la place de la sociologie dans l’enseignement de l’architecture compte tenu des volontés d’affirmation disciplinaire respectives de ces deux champs ?
– Enfin, quelles différences de développement dans la collaboration sociologie et architecture entre la France et d’autres contextes nationaux ?
D’abord l’histoire. L’analyse minutieuse des références et mobilisations des sciences humaines et sociales dans les CIAM entre 1928 et 1962, réalisée par Claudio Secci, permet de nuancer l’idée d’une « rencontre » entre sciences sociales et architecture trop souvent rapportée par facilité à la date de la réforme Malraux de 1967. Il faut rappeler que le côtoiement de ces deux univers renvoie à une histoire longue comme le montrent les travaux de Catherine Bruant (2001) à propos des références leplaysiennes d’un architecte comme Donat-Alfred Agache. En bon historien, celui-ci invite à repenser nos périodisations usuelles et convie à la prudence dans l’usage de la notion de discipline sur la longue durée. L’article de Claudio Secci met au jour un double mouvement : d’un côté il éclaire le processus par lequel les congrès ont progressivement mobilisé les savoirs des sciences humaines et sociales à mesure qu’apparaissaient les nécessités d’adaptation de l’architecture à l’échelle du local, d’un autre il interroge la manière dont ce savoir va déboucher vers un renouvellement problématique du fait des questions que pose la traduction spatiale des acquisitions et des savoirs issus des sciences sociales. C’est significativement que la coïncidence des questions et des enjeux des deux univers de savoir se matérialise dans la figure du « seuil », espace intermédiaire ou opérateur de passage qui va devenir lieu de rencontre interdisciplinaire. Surtout, en pointant que le travail de ces congrès a contribué à former un héritage de questions et de savoirs porté par des professionnels, qui vont être amenés ensuite à transmettre ce dernier à la fin des années 1960 dans les lieux d’enseignement européens de l’architecture, l’auteur invite à un questionnement symétrique sur le développement des deux « disciplines » – terme qu’il manipule avec prudence. Autrement dit, à penser ensemble dans le temps les changements du champ de l’architecture et des sciences sociales. En creux, l’analyse historique des débats et documents produits par les architectes dans le cadre de ces congrès suggère également la manière dont les positions et prises de position des architectes, et par conséquent la structuration de leur univers professionnel et intellectuel, ses jeux et enjeux, ont pu chercher une ressource du côté des sciences sociales. Il invite ainsi à une nouvelle interrogation socio-historique sur les sources et les ressources qui ont permis d’élaborer les prises de position et les positions qui forment aujourd’hui le « champ » architectural.
Ce qui est questionné dans une perspective historique chez Claudio Secci l’est aussi dans la perspective sociologique proposée par Gérald Houdeville : l’usage du terme de « discipline ». Parler en termes de rencontre et de collaboration entre disciplines suppose en effet un état de structuration important de ces deux univers sociaux au moment de leur rencontre. Peut-on en effet véritablement raisonner pour le cas de la sociologie d’une part et l’architecture d’autre part en termes de discipline pour la fin des années 1960 ?
Ces interrogations sur la notion de discipline engagent à travailler sur l’évolution des enseignements et l’usage pédagogique des sciences sociales dans la formation des architectes ; thème qui traverse largement la réflexion que nous livre Gérald Houdeville. Depuis l’interrogation de la trajectoire singulière de François Lautier, l’auteur fait le pari de croiser le biographique et le structurel. De la sorte, c’est non seulement la construction d’une position dans un espace professionnel et institutionnel qui est abordée, mais c’est également l’invention d’une position, celle de sociologue « en archi » qui est illustrée. Débutant en effet sa carrière dans le monde des études urbaines puis recruté dans la foulée de la réforme Malraux, qui allait officialiser la présence des sciences sociales dans l’enseignement de l’architecture, François Lautier est conduit, comme d’autres alors, à participer à l’élaboration d’un enseignement de sciences sociales à destination des architectes. Une prise de position et des pratiques d’import/export entre les sciences sociales et l’univers architectural qui ne se réalisent pas exclusivement sur des scènes pédagogique et scientifique mais aussi sur des scènes de débats et de controverses publiques et politiques à travers la mise en place d’actions liées aux « luttes urbaines» et de revues telles que Place ; comme c’est d’ailleurs aussi le cas dans les champs médical et juridique à la même époque, remarque Gérald Houdeville. De ce point de vue cette contribution invite, comme le fait celle de Claudio Secci pour une autre période, à s’interroger sur « ce que la sociologie fait, et a fait, à l’architecture et aux architectes ».
Cela dans un contexte où la discipline sociologique est elle-même en construction et que s’élabore le « métier de sociologue ». Ce qui se lit dans la restitution de ce parcours traversé par des éléments de structures (réforme de l’enseignement, transition générationnelle, etc.) qui trouvent à s’actualiser dans la particularité d’un contexte (la future École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette), c’est aussi l’ouverture d’un champ de recherche encore en chantier et toujours discuté : celui de la recherche architecturale. Certes cet univers de travaux et de connaissances s’édifie sur des bases proches de celles du développement des sciences sociales à la fin des années1960, notamment avec la recherche contractuelle et le CORDA(2) (Violeau, 2007). Toutefois, comme l’indiquent l’auteur et son interviewé, il subsiste aujourd’hui encore une difficulté à identifier les objets de cette recherche qui ne sont pas strictement disciplinaires mais partagés (la ville, l’espace, le logement…). D’où la construction d’une position d’enseignantchercheur en porte-à-faux, bien mis en évidence dans cette trajectoire. Ni sociologue « pour la sociologie » ni sociologue « pour l’architecture » mais entre-deux, tentant l’élaboration de nouveaux objets et de nouvelles collaborations interdisciplinaires pour établir une production de savoirs « interstitielle », ici celle sur les « espaces de travail ». L’affirmation d’une posture et d’un rôle de chercheur dans le monde de l’architecture toujours disputée puisque encore aujourd’hui remise en chantier par les évolutions de la formation des architectes (notamment la mise en place de Doctorats d’architecture) et la faible reconnaissance et institutionnalisation de cette activité en termes statutaires puisque le statut d’enseignant-chercheur n’existe pas aujourd’hui encore dans les ENSA françaises.
Reste tout de même la question de la transmission pédagogique de ce qui peut bien être qualifié comme un « capital de connaissances », né de l’histoire de ces côtoiements disciplinaires. Quels modèles, quelles références ? Sur ce registre l’article livré par Cyprien C. Aholou et Monica Coralli apporte un éclairage singulier. L’attachement des auteurs à la singularité des questions urbaines africaines permet de poser ces questions en les enrichissant du « détour » par le continent africain (Lomé, Togo). Les auteurs éclairent ainsi l’ambiguïté première du contexte de naissance de l’École africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU), entre la volonté des architectes et urbanistes coloniaux de faire du territoire africain un « laboratoire social d’embellissement » et la critique des modèles portée par les tenants d’un enseignement des métiers de la ville enrichi de l’apport des sciences sociales. Focalisant ensuite le propos sur les questions pédagogiques, ils posent la question de l’usage actuel des sciences sociales dans l’enseignement de l’EAMAU en comparant les programmes de cette école à ceux de l’ENSA de Paris-La Villette, laquelle entretient des échanges réguliers avec l’EAMAU. Ce rapprochement conduit les auteurs à pointer l’évidente présence de fortes similarités des programmes français et africains. Constat factuel certes mais qui engage un programme de questionnement plus large. D’abord sans aucun doute, une analyse des trajectoires des individus et des institutions porteurs de ces pratiques d’enseignement et de leur circulation internationale, ensuite comme y invitent les auteurs une analyse critique de la réception de ces modèles d’enseignement et de connaissance des faits urbains élaborés le plus souvent à partir d’investigations européennes et qui seraient inégalement attentifs à la ville comme phénomène économique ou comme phénomène culturel. Par delà la partition entre approches économiciste et culturaliste, les auteurs pointent finalement un paradoxe : alors même que les sciences sociales semblent avoir permis la critique d’une vision « techniciste » et désincarnée de la conception architecturale, elles buteraient encore sur la contextualisation de leurs contributions pédagogiques, et en particulier sur leur participation au renouveau des démarches de projet des professionnels de la ville.
C’est aussi la question d’une sociologie de l’architecture, de ses sources et références que pose Christophe Camus. Pour lui, la question n’est pas tant celle de la posture et des modes pédagogiques qui permettraient à la sociologie de participer à la formation au projet d’architecture. Il propose un état des lieux des travaux réalisés sur l’architecture et la profession d’architecte et esquisse l’hypothèse d’une « nouvelle sociologie de l’architecture » dite « constructiviste ». Il identifie d’abord dans l’histoire des approches sociologiques de l’architecture deux directions : d’abord une sociologie des usages et de la ville, dont les auteurs ont aussi parfois été des acteurs de l’entrée de la sociologie dans les écoles d’architecture (Henri Lefebvre, Henri Raymond), qui forme aujourd’hui un héritage partagé pour l’enseignement de la sociologie « en archi », ensuite une sociologie de la profession d’architecte, embrayée entre autres par les travaux de l’équipe de Raymonde Moulin (1973) et prolongée aujourd’hui par ceux de Florent Champy (2001). Toutefois, en dépit d’un opuscule sans doute exagérément éponyme, ces sociologies ne satisfont pas au projet d’une « sociologie de l’architecture ». Discutant et confrontant les travaux de Véronique Biau (1999) sur les mécanismes de consécration et de Florent Champy sur l’hypothèse d’une déprofessionnalisation des architectes, Christophe Camus propose une sociologie des médiations architecturales. À l’instar de l’évolution de la sociologie de l’art, vue par Nathalie Heinich (2004), il nous propose de considérer sérieusement les phénomènes de médiatisation comme « participant pleinement à la structuration des pratiques, du mode de production et des produits » de l’univers architectural. Plus globalement la posture revendiquée est celle du constructivisme selon Bruno Latour, revendiquée par l’auteur qui évoque « l’architecture en train de se faire ». Attaché au rôle et à la force des récits circulant dans le monde de l’architecture, il invite finalement la sociologie à se ressaisir de l’objet architectural lui-même, son « architecturalité » délaissée par une analyse des pratiques professionnelles, elle-même isolée de ce qu’elle produit. Au-delà de la volonté de traiter ensemble « actants et non-actants », cette contribution pointe finalement un fait majeur : la difficile édification d’une « sociologie de l’architecture » capable d’un propos sur les productions architecturales elles-mêmes. En cela, l’auteur rejoint dans son diagnostic la question du « chassé-croisé des oeuvres et de la sociologie » posée par Jean- Claude Passeron (1999) pour les champs artistique et littéraire.
L’article ambitieux de Heike Delitz(3) qui vient clore ce dossier ne se contente pas de proposer un tableau des travaux unifiés sous le vocable de sociologie de l’architecture outre-Rhin, où existe un réseau de chercheurs très actifs sur ces thèmes. Il fait du constat de Christophe Camus d’une relative absence de considération de l’architecture par les sociologues les bases d’un programme : comment expliquer le peu d’intérêt de la part des sociologues pour la chose architecturale, alors même que l’architecture est une des manifestations essentielles de la matérialité du social ? Cette question engage un véritable travail de généalogie intellectuelle qui permet l’identification d’un corpus plus ou moins partagé chez les intellectuels européens qui ont fait de l’architecture un objet. Corpus par ailleurs tout à la fois sociologique et anthropologique. Dans le parcours intellectuel que propose Heike Delitz se dessine une hypothèse : les architectes seraient plus animés d’une volonté d’action sur le monde que les sociologues. Cette remarque en engage une autre : que dire des sociologues qui considèrent que leur discipline peut participer au changement social, qu’ils appartiennent aux fractions révolutionnaires ou réformistes ? Que faire des positions critiques de l’école de Francfort, de la sociologie des mouvements sociaux ou de l’analyse institutionnelle qui en effet semblent avoir ignoré l’architecture ? Le fait qu’ils aient ignoré l’architecture invalide-t-il la possibilité de mobiliser ces travaux pour édifier une sociologie de l’architecture ? De même pour les travaux d’optique plus « réformiste » (Paul-Henry Chombart de Lauwe, Michel Conan, Barbara Allen, Michel Bonetti entres autres) qui ont engagé une « coopération conflictuelle » avec le monde de la construction dont le bilan reste à faire.
Ce détour par le monde des idées conduit l’auteure à constater une irréductible distinction entre la sociologie des architectes et la sociologie de l’architecture comme sociologie d’une production symbolique. Animée par la volonté d’identifier les ressources intellectuelles permettant de dépasser les approches en termes de « substrats », jugées trop dualistes, Heike Delitz cherche finalement, comme Christophe Camus par d’autres moyens, à saisir ensemble l’architecture et le social : ce que la société fait à l’architecture et ce que l’architecture fait à la société. Reste évidemment comme l’indique l’auteure à édifier les fondements empiriques d’une telle approche.
Au final les contributions de ce numéro pointent une évolution et une volonté. D’abord, depuis l’institutionnalisation de l’enseignement de la sociologie dans les ENSA françaises, on note une évolution depuis une sociologie centrée sur les biens (le bâti, la ville), puis sur la réception (les habitants), et enfin sur les producteurs et la production (les architectes, les métiers…). Ensuite, l’ensemble des contributions réunies porte la volonté d’un renouvellement problématique exprimé soit par la volonté d’un bilan socio-historique capable d’évaluer les produits intellectuels de la rencontre entre sciences sociales et architecture, soit par le nécessaire retour sur les « productions architecturales » elles-mêmes. De telles intentions sont à même de fournir les bases de nouveaux programmes de recherche à l’échelle européenne. Ce n’est qu’un juste retour de l’histoire qu’elles ont pu exprimer dans la revue Espaces et sociétés, définie, à sa fondation en 1970, par une équipe de sociologues, d’urbanistes et d’architectes, comme « revue critique internationale de l’aménagement de l’architecture et de l’urbanisation », et animée « d’un esprit d’ouverture et de confrontation entre disciplines différentes », contribuant « aux grands débats concernant ce champ ».

(1) « 1. À cet égard, le cas français n’a rien d’exceptionnel ; mais les termes institutionnels et politico-scientifiques y sont singuliers. Cf. dans ce numéro, le compte-rendu de l’ouvrage dirigé par J. Fischer et H. Delitz. »
(2) « 2. CORDA : Comité d’orientation pour la recherche et le développement en architecture (premier appel d’offres en 1974). »
(3) « 3. Il faut ici vivement remercier Maurice Blanc pour ses relectures attentives de ce texte traduit de l’allemand ainsi que pour ses précieuses suggestions et remarques qui nourrissent largement la présentation de ce texte.


RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

BIAU, V. 1999. « Marques et instances de consécration en architecture », dans Cahiers de la recherche architecturale et urbaine, n° 2-3, p. 15-26.

BRUANT, C. 2001. « Donat Alfred Agache (1875-1959). L’urbanisme, une sociologie appliquée », dans V. Berdoulay et P. Claval (sous la dir. de), Aux débuts de l’urbanisme français. Paris, L’Harmattan, p. 133-150.

CHAMPY, F. 2001. Sociologie de l’architecture, Paris, La Découverte, « Repères ».

HEINICH, N. 2004. Sociologie de l’art, Paris, La Découverte, « Repères ».

LASSAVE, P. 1997. Les sociologues et la recherche urbaine en France contemporaine, Toulouse, Presses universitaires du Mirail.

MOULIN, R. (sous la dir. de), 1973. Les architectes. Métamorphose d’une profession libérale, Paris, Calmann-Lévy.

PASSERON, J.-C. 1999. « Le chassé-croisé des oeuvres et de la sociologie », dans R. Moulin (sous la dir. de), Sociologie de l’art, Paris, L’Harmattan, p. 449-459.

SEGAUD, M. 2007. Anthropologie de l’espace. Habiter, fonder, distribuer, transformer, Paris, A. Colin.

VIOLEAU, J.-L. 2007. « Why and How ‘To Do Science’ On the Often Ambiguous Relationship between Architecture and the Social Sciences in France in the Wake of May 68 », dans Footprint, n° 1 (www.footprintjournal.org).

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