Imprimer

N° 148-149 : L’espace des classes moyennes



Éditorial

par Jean-Yves AUTHIER et Stéphanie VERMEERSCH

Trente ans après l’intérêt qu’avait suscité au lendemain de « Mai 68 » l’essor des « nouvelles classes moyennes » liées au développement de l’État Providence (Bidou et al., 1983 ; Bidou, 1984), et après une longue éclipse dans les années 1990, les classes moyennes sont aujourd’hui de retour dans les débats publics et scientifiques (1). Au coeur de ces débats, l’enjeu est de saisir, à la fois, ce que sont les classes moyennes, en termes de composition sociale, de valeurs, de modes de vie, de modes d’engagement, et ce qu’elles deviennent dans un contexte social et économique profondément renouvelé, marqué notamment par leur expansion numérique, la précarisation des emplois et le renforcement des inégalités. Les classes moyennes sont-elles aujourd’hui en déclin ou à la dérive (Chauvel, 2006) ? Sont-elles en crise ou en recomposition (Bosc, 2008) ?

Ces questions ont suscité depuis le tournant des années 2000 de nombreux travaux. Mais, à quelques exceptions près (Jaillet, 2000; Bacqué et Vermeersch, 2007; Cartier, Coutant, Masclet, Siblot, 2008), ceux-ci ont peu exploré les modes d’inscription spatiale des classes moyennes et ce que les classes moyennes doivent, dans leur ensemble et dans leur diversité, aux espaces dans lesquels elles résident et aux espaces plus ou moins éloignés de leur domicile dans lesquels se déploie leur vie sociale. Pourtant, comme le relevait il y a déjà fort longtemps Maurice Halbwachs (1938), l’analyse des groupes sociaux suppose de prendre en considération les déterminations spatio-temporelles de leur existence, les modes d’inscription spatio-temporelle de leurs pratiques et les fonctions sociales de ces modes d’inscription. Aussi, pour apporter une contribution aux débats contemporains sur les classes moyennes, ce numéro d’Espaces et Sociétés se propose d’examiner ce que les classes moyennes font des espaces et ce que les espaces font aux classes moyennes.

Quels sont les espaces de résidence, de la vie quotidienne, des pratiques de consommation, des activités de loisirs des classes moyennes ? En quoi ces espaces distinguent-ils les classes moyennes des autres catégories sociales (bourgeoises ou populaires) ? En quoi ces espaces contribuent-ils à créer des différences à l’intérieur même des classes moyennes ? Comment dans ces espaces les classes moyennes cohabitent-elles avec les populations qui les entourent, qui peuvent être socialement proches d’elles ou au contraire fort éloignées ? En quoi les espaces habités, perçus, parcourus par les classes moyennes interviennent-ils dans la structuration de leur manière de voir, d’agir, de penser et dans la construction de leurs trajectoires et de leur identité sociales ? Comment la socialisation résidentielle et urbaine des classes moyennes se combine-t-elle avec d’autres instances de leur socialisation (professionnelle, politique, etc.) ?

Les huit contributions réunies dans ce dossier abordent ces questionsà partir de différents types d’espaces : le logement, le quartier, la ville ou encore, la plage. Ces espaces sont eux-mêmes différemment situés, en banlieue proche, plus lointaine, ou dans les quartiers pavillonnaires périurbains (2). Ils sont observés en France, mais aussi dans plusieurs pays étrangers : la Suisse, l’Afrique du Sud, les États-Unis. Les rapports à l’espace des classes moyennes y sont de surcroît analysés à partir d’entrées très variées : les modes de vie, les manières d’habiter et de cohabiter, les choix résidentiels ou encore les choix électoraux. Les approches sont contextualisées pour la plupart d’entre elles et ont privilégié les analyses qualitatives, mais des enquêtes et données quantitatives ont également été mobilisées. Enfin, si les contributions sont centrées sur la situation actuelle des classes moyennes, celle-ci est généralement replacée dans une perspective historique permettant de cerner les évolutions et la spécificité des conjonctures contemporaines.

Placé en ouverture de ce numéro, le texte de François Cusin propose d’abord, à partir de l’exploitation d’une vaste enquête par questionnaire menée auprès d’actifs français, une description très fine de la diversité des classes moyennes françaises. Privilégiant une approche par les PCS et par les revenus, l’auteur distingue trois strates de classes moyennes (supérieure, intermédiaire, inférieure), qui se différencient aussi au regard de leur trajectoire sociale. À l’encontre des thèses globalisantes sur le « déclin » des classes moyennes, ce premier volet de l’article révèle que le phénomène (à la fois objectif et subjectivement perçu) du déclassement social concerne très diversement ces trois strates. Puis, dans la continuité de cette « radiographie » des classes moyennes, François Cusin analyse, de façon plus centrale, leur logement et le rôle que cet espace joue aujourd’hui pour ces populations. Les résultats produits montrent que le logement des classes moyennes présente certaines spécificités (en termes de localisation, de statut d’occupation, etc.), en particulier par rapport au logement des classes populaires. Plus encore, l’article montre que le logement constitue aujourd’hui pour les classes moyennes un enjeu majeur et un facteur de sécurisation. Dans un contexte marqué par la croissance des incertitudes, les classes moyennes se caractérisent par des stratégies de sécurisation par le logement, qui consistent par exemple à devenir propriétaire pour se constituer un patrimoine ou à éviter le logement HLM pour éviter d’être assimilé (et d’être à proximité) des classes populaires. Ces stratégies diffèrent selon les trois strates, qui sont engagées dans des logiques résidentielles bien distinctes.

Les deux textes suivants, d’Anaïs Collet et d’Anne Lambert, abordent également la question du logement (et, plus largement, de l’espace résidentiel) des classes moyennes, en présentant deux situations très contrastées. Dans le prolongement du texte de François Cusin, Anaïs Collet propose une analyse d’un type d’habitat, le loft, qui constitue pour certaines fractions des classes moyennes un facteur de sécurisation et parfois même de promotion. Pour les cinq « lofteurs » montreuillois dont elle étudie les parcours et les récits, la reconversion en logements d’anciens locaux industriels dans les années 1980 pour les uns, dans les années 2000 pour les autres, a en effet permis d’assurer des positions sociales nouvelles ou vacillantes. Son article permet ainsi de souligner l’importance de l’évolution des contextes économiques et professionnels dans le rapport au résidentiel : face à la dévaluation des titres scolaires et au potentiel de déclassement hier, à la montée de l’incertitude et de la précarisation aujourd’hui, le logement et ses espaces alentours constituent des ressources essentielles qu’elle nous détaille. Si le sens donné à cette aventure qu’est le loft a évolué entre les deux générations – avec une quasi-disparition de la critique sociale qui l’accompagnait et un appauvrissement de la critique artiste, une montée de la justification esthétique et une quasi-disparition des engagements militants qui lui étaient associés – il reste néanmoins, avec l’espace local spécifique dans lequel il s’insère, un outil d’affirmation et de manifestation d’un certain rapport au monde pour une fraction des classes moyennes.

Anne Lambert s’intéresse à un tout autre type d’habitat, l’habitat pavillonnaire, et à ses significations sociales pour les classes moyennes. Son enquête porte plus précisément sur les ménages de classes moyennes qui se sont installés dans les années 1970-1980 dans les quartiers pavillonnaires de la ville nouvelle de Cergy et qui aujourd’hui résident toujours dans ces quartiers. Pour ces « pionniers », l’habitat pavillonnaire en ville nouvelle a d’abord constitué une terre de promotion sociale, d’accession à la propriété et de forte implication dans la vie politique et associative locale à des fins identitaires. Aujourd’hui, tout au contraire, dans un contexte de plus grande instabilité professionnelle, cet habitat constitue objectivement et subjectivement pour ces ménages un lieu de déclassement social. Bloqués dans leur parcours résidentiel, contraints de cohabiter avec des nouvelles populations plus modestes et/ou issues de l’immigration qui ne partagent pas leurs normes d’occupation de l’espace et leurs pratiques résidentielles, en retrait de la vie associative (parce qu’ils ont vieilli) et de la scène municipale (parce qu’ils en ont été exclus), ces ménages de classes moyennes se caractérisent par un fort sentiment de déclassement social et ne trouvent plus dans ce type d’habitat de compensation symbolique à la fragilité nouvelle de leur statut professionnel. En ce sens, comme l’affirme Anne Lambert, ils « apparaissent ‘prisonniers’ de leur environnement résidentiel, qui nourrit autant qu’il trahit leur expérience du déclassement. »

Le troisième et le quatrième textes sont également consacrés aux classes moyennes résidant dans le pavillonnaire périurbain et en banlieue parisienne. Mais les classes moyennes sont ici observées différemment. Dans le premier cas, Jean Rivière a sondé les attentes résidentielles des couches moyennes de quatre communes périurbaines ainsi que les attitudes politiques qu’entraîneraient ces attentes, afin de remettre en cause des évidences en matière de socialisation résidentielle et politique. Il ressort de son travail que la seule localisation résidentielle ne permet pas d’éclairer les choix électoraux mais que l’on peut chercher à comprendre comment la perception du contexte socio-résidentiel pèse dans la construction de ces choix. Au-delà des appartenances sociales, les trajectoires résidentielles des enquêtés ainsi que celles de leurs voisins (qui part, qui reste, qui arrive), ont des effets significatifs sur les positions politiques. C’est par exemple la réussite d’un parcours résidentiel, davantage que la propriété en elle-même, qui explique la droitisation de certains électeurs, alors quesimultanément la frustration engendrée par l’immobilitér ésidentielle est susceptible d’entraîner des votes protestataires. Ainsi l’article souligne-t-il l’importance de ne pas accorder aux espaces des propriétés intrinsèques, qui joueraient sur les individus indépendamment de leurs trajectoires. C’est alors également l’impossibilité de déduire les positions idéologiques des positions résidentielles qui est ici mise en lumière. Certes, celles-ci sont susceptibles d’engager une certaine vision du monde, à la manière des lofts montreuillois, mais cette dernière est elle-même à relativiser par les contraintes pesant sur les choix résidentiels et qui limitent sans les réduire les marges de manoeuvre individuelles.

Lina Raad a étudié les comportements résidentiels, les modes d’inscription et les rapports de cohabitation, des classes moyennes dyonisiennes, en banlieue parisienne. Son article invite également à relativiser le rôle de l’espace : du point de vue des représentations, il semblerait que ce ne soit pas tant le type de territoire qui fasse la différence, que la façon dont les processus (notamment ceux liés aux politiques publiques) s’y déploient et créent des attentes différentes, fragilisant ou sécurisant les positions sociales. Les habitants de Saint-Denis qu’elle a rencontrés semblent finalement plus proches de ceux de certains quartiers anciens centraux, à l’instar de la Goutte d’Or (Bacqué et Fijalkow, 2006), que de ceux de Montreuil, alors qu’il est tentant de les rassembler au nom de leur commune appartenance à la « banlieue ». Dans le contexte d’une gentrification qui se fait attendre, et dans la mesure où l’espace local et la cohabitation avec les milieux populaires ne constituent pas pour les populations étudiées des ressources valorisables dans le champ professionnel à l’instar du cas montreuillois, la lenteur des changements exacerbe les représentations. Entre les tenants d’une mixité « par le haut », désireux d’une moyennisation de l’espace local et des structures publiques (en particulier de l’école) ; ceux d’une mixité « par le bas », soucieux des classes populaires envers lesquels ils font preuve d’un engagement compassionnel ; et les absents, peu soucieux de leur ancrage local ; la diversité des classes moyennes et de leur rapport à l’espace local est encore une fois mise en lumière, ainsi qu’est souligné, de ce fait, la limite des politiques publiques globalisantes « à destination des classes moyennes ».

Les deux textes suivants traitent la question de l’espace des classes moyennes dans deux contextes différents de la France. Marie-Paule Thomas et Luca Pattaroni, tout d’abord, examinent la question de la différenciation des classes moyennes en Suisse, à partir de l’analyse des « modes de vie résidentiels » des ménages familiaux de classes moyennes résidant à Berne età Lausanne. Leur analyse, qui prend en compte à la fois les préférences résidentielles et les dimensions sensibles, sociales et fonctionnelles des modes de vie de ces ménages, permet de distinguer différents modes de vie résidentiels, structurés autour de deux grands types : les idéaux-types « modernes » et les idéaux-types « post-modernes », et d’identifier simultanément plusieurs groupes sociaux, inégalement représentés dans les deux agglomérations : « les bourgeois », « les communautaires », « les champêtres ancrés », « les citadins engagés », « les citadins individualistes » et « les paisibles ». Ces différents groupes, qui privilégient par exemple les quartiers chics et résidentiels périphériques ou au contraire les « quartiers-villages » des centres-villes, l’entresoi ou la mixité, l’ancrage territorial ou l’ancrage réticulaire, attestent de la diversification des classes moyennes en Suisse, liée aux mutations socioéconomiques, et d’une sédimentation historique des différentes manières de se rapporter au logement et au territoire apparues au fil du siècle dernier. Ce faisant, l’article montre plus largement toute l’importance que revêt la prise en compte des dimensions résidentielles des modes de vie dans l’identification des classes moyennes.

L’article de Sophie Chevalier, ensuite, porte sur l’Afrique du Sud. Il présente notamment l’intérêt d’opérer un croisement encore peu présent dans la littérature francophone, entre les questions de la classe sociale et de la race, dans un contexte où l’espace revêt une importance particulière, puisqu’il a été durant l’apartheid un marqueur fort des identités raciales. Du coup, la fin de l’assignation spatiale a entraîné une mobilité résidentielle pour la classe moyenne noire, qui peut accéder simultanément à des formes de consommation et à des quartiers qui lui étaient autrefois interdits. L’auteure émet l’hypothèse selon laquelle l’identification à la classe sociale se renforcerait et tendrait à supplanter l’identification raciale, notamment comme principe de structuration de l’entre-soi, ce qui tend en effet à se vérifier dans le cadre de certaines pratiques de loisirs. Noirs et blancs de classes moyennes sont surtout amenés à cohabiter au sein des espaces résidentiels, que les noirs investissent pour des raisons « classiques » (se rapprocher du travail, avoir accès à de meilleures écoles) ou plus spécifiques (geste politique). Naissent ainsi des zones de mélange racial, plus ou moins homogènes socialement, et où se développent des relations de voisinage finalement classiques, entre entraide et ressentiment des « établis »envers les « étrangers ».

Enfin le dernier texte de ce dossier, de Maria Margarita Gonzalez Cardenas, apporte un regard tout autre sur « l’espace des classes moyennes ». Cet article est en effet une présentation de la genèse, du contenu et de la réception d’un ouvrage de Bennett M. Berger, publié aux États-Unis en 1960 et intitulé Working Class Suburbs, A Study of Auto Workers in Suburbia. À la différence des articles précédents, ce dernier texte ne traite donc pas des rapports à l’espace des classes moyennes aujourd’hui et ne prend pas appui sur un travail d’enquête empirique. Mais l’ouvrage de Berger, non traduit en français et peu connu en France, présente le très grand intérêt d’examiner un espace, la banlieue étasunienne (des années 1950-1960), qui est souvent considéré dans les débats politiques et scientifiques actuels (implicitement ou explicitement) comme un espace typique des classes moyennes. Plus encore dans ce livre Berger déconstruit, à travers l’observation d’un groupe d’ouvriers issus d’un quartier populaire de Richmond (Californie) et venus s’installer (à la suite de la relocalisation de leur usine) dans une banlieue de la Silicon Valley, ce « mythe de la banlieue » étasunienne – terre d’élection (ou de construction) des classes moyennes. De fait, l’étude de Berger montre qu’en s’installant dans cette banlieue ces ouvriers n’ont pas acquis les habitudes des classes moyennes. Working Class Suburbs apporte ainsi un éclairage original sur les espaces des classes moyennes. Il invite aussi, au-delà du cas des classes moyennes, à ne pas associer trop mécaniquement, comme le souligne Maria Margarita Gonzalez Cardenas, formes urbaines et classes sociales.

Au final, la diversité de ceux que l’on regroupe sous l’intitulé « classes moyennes » est le premier enseignement qu’il nous paraît important de tirer de l’ensemble de ces contributions. Si le constat n’est pas neuf, il mérite néanmoins d’être souligné car l’approche par l’espace permet d’affiner les analyses. L’observation des rapports entre les différentes fractions des classes moyennes et leurs espaces vient en effet confirmer ce que des approches fines par les catégories socio-professionnelles ainsi que par les revenus indiquent : cet ensemble est bien trop vaste pour que l’on puisse lui prêter des pratiques et des modes de vie uniformes, pour que les différents contextes urbains qui les accueillent aient la même action sur chacune des fractions, et soient modifiés en retour de façon similaire. Cette diversité n’est pas seulement celle qui associerait des contextes urbains bien définis à des strates sociales identifiées : au sein d’un même contexte viennent cohabiter des groupes différents, qui vont y développer des relations de sociabilité, des formes d’engagement local, des mobilités et des modalités de consommation différenciées. Les différences relèvent parfois, mais pas toujours, des évolutions entre les générations. Il ne s’agit donc pas, en conclusion de ce numéro, de présenter l’espace comme la variable d’entrée sur les « classes moyennes » qui permettrait de sortir de l’épineux problème de leur approche, mais bien au contraire de souligner tout à la fois son importance et ses limites. Il est susceptible de jouer un rôle essentiel vis-à-vis des trajectoires sociales, qu’il peut sécuriser ou fragiliser selon les contextes. Ressource pour certaines fractions bien spécifiques des classes moyennes dont il va soutenir la socialisation professionnelle, il devient une contrainte pour d’autres qu’il emprisonne dans des contextes sociaux paupérisés. Néanmoins, et il s’agit là d’un autre enseignement majeur à tirer de ce numéro, les contributions soulignent la nécessité de ne pas verser dans le déterminisme spatial : c’est bien dans la rencontre entre des trajectoires sociales et des contextes urbains en évolution que se construisent, pour les classes moyennes, des espaces de déclassement ou au contraire de soutien.

(1). OVoir (par exemple) : Le Nouvel Observateur, 7-13 décembre 2006 ; Le Point, 17 février 2007 ; Le Monde, 7 mars 2009 ; informations sociales, n° 106, 2003 ; Éducation et sociétés, n° 13, 2004 ; Problèmes politiques et sociaux, n° 938-939, 2007.
(2).« Les rapports des « classes moyennes » aux quartiers anciens centraux ont fait l’objet de plusieurs contributions dans le numéro 132-133 d’Espaces et Sociétés sur « La gentrification urbaine » (2008).


RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

BACQUÉ, M.-H. ; FIJALKOW, Y. 2006. « En attendant la gentrification : discours et politiques à la Goutte-d’Or (1982-2000) », Sociétés contemporaines, n° 63, p. 63-83.
BACQUÉ, M.-H. ; VERMEERSCH, S. 2007. Changer la vie ? L’héritage de 68 : les « classes moyennes » à l’épreuve, Paris, Éditions de l’Atelier.
CHOAY, F. 1980. La règle et le modèle, Paris, Le Seuil.
CHOAY, F. 2005. « L’utopie et le statut anthropologique de l’espace édifié », Esprit,octobre.
CHOAY, F. 2006. Pour une anthropologie de l’espace, Paris, Le Seuil.
EMELIANOFF, C. 2007. « La ville durable : l’hypothèse d’un tournant urbanistique en Europe », L’information Géographique, n° 71, septembre, pp. 48-65.
GEDDES, P. 2010 [1915]. Cities in Evolution. An Introduction to the Town Planning Movement and the Study of the Civics, General Books LLC.
GUILLERME, A. 2010. « Historiographie de l’environnement urbain », dans O. Coutard et J.-P. Lévy, Écologies urbaines, Paris, Economica.
JACKSON, T. 2011. Prospérité sans croissance. La transition vers une économie durable, Bruxelles, Éditions De Boeck.
LEFÈVRE, P. 2008. Voyages dans l’Europe des villes durables, Paris-Lyon, PUCA/CERTU.
LEVY, A. 2009. « La ‘ville durable’. Paradoxes et limites d’une doctrine d’urbanisme émergente. Le cas Seine Arche », Esprit, décembre, pp. 136-153.
LYOTARD, J.-F. 1979. La condition postmoderne, , Paris, PUF.Paris, Minuit.
MAGNAGHI, A. 2003. Le projet local, Paris-Spirmont, Mardaga.
VIVIEN, F. D. 2008. Le développement soutenable, La Découverte, coll. « Repères ».
WELTER, V. M. 2003. Biopolis. Patrick Geddes and the City of Life, MIT Press.
WOLMAN, A. 1965. « The Metabolism of Cities », Scientific American, n° 213/3, pp. 179-190.

consulter l'article en ligne

N° 148-149 : L’espace des classes moyennes


Imprimer