Sociologie et architecture. Ces deux termes semblent pouvoir se conjuguer.
En réalité, depuis des décennies, pour ne s’en tenir qu’à la France, une interrogation
fait litanie (1). Elle porte, dans ce pays, sur la performance attendue de
laquo; l’apport » pédagogique – sous-entendu « pratique » – des sciences
humaines et sociales vis-à-vis de la formation en architecture, avec une question
rituelle : quels types de contenus « efficaces » donner à l’enseignement
de l’architecture ? En parallèle, les connaissances en sciences sociales visant
l’architecture, ou plus généralement l’espace construit, ont suivi leur propre chemin.
Ce dossier vise, non pas tant à combler cet écart, depuis longtemps
installé, qu’à en proposer d’autres interprétations ou d’autres sujets d’investigations; et,
pour aller plus loin, à soumettre au lecteur des sources nouvelles.
Cela s’avérant d’autant plus judicieux que l’appel à articles appelaità
des visions comparées ; il nous revenait donc de capter des regards et analyses. moins « hexagonaux». Ce dossier propose quelques échappées.
Il convient de rappeler qu’en France, des réflexions de l’Institut de
l’environnement dans les années 1970 jusqu’à celles qui semblent installées
aujourd’hui, il s’est toujours agi de construire une posture, des
méthodes et des outils, en vue de soutenir l’enseignement de l’architecture,
ou plus vaguement une « interdisciplinarité » à partir des dites sciences
humaines et sociales. Mais il a toujours été difficile de se dégager d’une
double contrainte : adapter les modes pédagogiques et collaboratifs des
deux domaines et intégrer leurs évolutions (des expériences, des savoirs et
enjeux de connaissances) pas toujours synchrones ? La réflexion a trop souvent
pris le chemin des dites « bonnes pratiques » d’enseignement et de collaboration.
Ces relations entre architecture et sociologie ont donc souvent
conduit à des malentendus : les sociologues reprochant aux architectes
l’instrumentalisation de leur discipline et les architectes reprochant aux
sociologues un apport insuffisant, voire « trop distancié », à leurs pratiques professionnelles.
Reste que des outils, des méthodes, des « opérateurs de passage du savoir
à l’action » (Segaud, 2007), notions et approches « hybrides », tentatives de
compromis « sans compromissions », se sont forgés. À la différence d’autres
branches de la sociologie, comme la sociologie de l’art, de l’urbain, ou des
techniques, ces travaux ne semblent pas pour autant avoir essaimé au-delà
des écoles d’architecture et de la recherche architecturale et urbaine, comme
le montre en creux le travail de Pierre Lassave sur les sociologues et la
recherche urbaine (1997) ou encore la trajectoire de François Lautier restituée
ici par Gérald Houdeville.
Entre ces options nous n’avons pas voulu choisir. Aussi, avons-nous préféré
partir de l’idée que cette histoire des relations entre sociologie et architecture
pouvait être abordée et construite comme un objet scientifique. Plus
simplement l’enjeu est ici celui de la « construction d’un objet », au sens où
l’histoire des rapports entre sociologie et architecture, à condition de ne pas
la figer dans des oppositions préétablies (architecture/sociologie, architecte/
non-architecte, ENSA/université, etc.) est bien un « objet à construire ».
Mieux encore, une des conditions de sa construction est sans aucun doute de
neutraliser des oppositions historiquement construites avec lesquelles nous
pensons aujourd’hui notre environnement intellectuel.
Particulièrement, il s’agit de dépasser la question contextuelle de « l’apport » de la sociologie à l’architecture pour interroger les rapports entre ces
deux sphères de savoir d’un point de vue socio-historique, sous l’angle du
développement des « disciplines ». Ce faisant, et les contributions réunies ici
en attestent, c’est plus particulièrement la question d’une « sociologie de l’architecture
» qui a été posée.
Trois axes qui peuvent être résumés par des questions traversent les
contributions ici réunies.
– Un corpus de références communes, une animation du milieu, permettant
de parler véritablement d’une « sociologie de l’architecture » se sont-ils affirmés
dans le temps ? À quel type de sociologie, et de sociologues, a-t-on
affaire ? Comment caractériser aujourd’hui cet univers ?
– Qu’en est-il aujourd’hui de la place de la sociologie dans l’enseignement
de l’architecture compte tenu des volontés d’affirmation disciplinaire respectives
de ces deux champs ?
– Enfin, quelles différences de développement dans la collaboration sociologie
et architecture entre la France et d’autres contextes nationaux ?
D’abord l’histoire. L’analyse minutieuse des références et mobilisations
des sciences humaines et sociales dans les CIAM entre 1928 et 1962, réalisée
par Claudio Secci, permet de nuancer l’idée d’une « rencontre » entre
sciences sociales et architecture trop souvent rapportée par facilité à la date
de la réforme Malraux de 1967. Il faut rappeler que le côtoiement de ces deux
univers renvoie à une histoire longue comme le montrent les travaux de
Catherine Bruant (2001) à propos des références leplaysiennes d’un architecte
comme Donat-Alfred Agache. En bon historien, celui-ci invite à repenser
nos périodisations usuelles et convie à la prudence dans l’usage de la
notion de discipline sur la longue durée. L’article de Claudio Secci met au
jour un double mouvement : d’un côté il éclaire le processus par lequel les
congrès ont progressivement mobilisé les savoirs des sciences humaines et
sociales à mesure qu’apparaissaient les nécessités d’adaptation de l’architecture
à l’échelle du local, d’un autre il interroge la manière dont ce savoir va
déboucher vers un renouvellement problématique du fait des questions que
pose la traduction spatiale des acquisitions et des savoirs issus des sciences
sociales. C’est significativement que la coïncidence des questions et des
enjeux des deux univers de savoir se matérialise dans la figure du « seuil »,
espace intermédiaire ou opérateur de passage qui va devenir lieu de rencontre
interdisciplinaire. Surtout, en pointant que le travail de ces congrès a contribué
à former un héritage de questions et de savoirs porté par des professionnels,
qui vont être amenés ensuite à transmettre ce dernier à la fin des années
1960 dans les lieux d’enseignement européens de l’architecture, l’auteur
invite à un questionnement symétrique sur le développement des deux « disciplines
» – terme qu’il manipule avec prudence. Autrement dit, à penser
ensemble dans le temps les changements du champ de l’architecture et des
sciences sociales. En creux, l’analyse historique des débats et documents produits
par les architectes dans le cadre de ces congrès suggère également la
manière dont les positions et prises de position des architectes, et par conséquent
la structuration de leur univers professionnel et intellectuel, ses jeux et
enjeux, ont pu chercher une ressource du côté des sciences sociales. Il invite
ainsi à une nouvelle interrogation socio-historique sur les sources et les ressources
qui ont permis d’élaborer les prises de position et les positions qui
forment aujourd’hui le « champ » architectural.
Ce qui est questionné dans une perspective historique chez Claudio
Secci l’est aussi dans la perspective sociologique proposée par Gérald
Houdeville : l’usage du terme de « discipline ». Parler en termes de rencontre
et de collaboration entre disciplines suppose en effet un état de structuration
important de ces deux univers sociaux au moment de leur rencontre. Peut-on
en effet véritablement raisonner pour le cas de la sociologie d’une part et l’architecture
d’autre part en termes de discipline pour la fin des années 1960 ?
Ces interrogations sur la notion de discipline engagent à travailler sur
l’évolution des enseignements et l’usage pédagogique des sciences sociales
dans la formation des architectes ; thème qui traverse largement la réflexion
que nous livre Gérald Houdeville. Depuis l’interrogation de la trajectoire singulière
de François Lautier, l’auteur fait le pari de croiser le biographique et
le structurel. De la sorte, c’est non seulement la construction d’une position
dans un espace professionnel et institutionnel qui est abordée, mais c’est également
l’invention d’une position, celle de sociologue « en archi » qui est
illustrée. Débutant en effet sa carrière dans le monde des études urbaines puis
recruté dans la foulée de la réforme Malraux, qui allait officialiser la présence
des sciences sociales dans l’enseignement de l’architecture, François Lautier
est conduit, comme d’autres alors, à participer à l’élaboration d’un enseignement
de sciences sociales à destination des architectes. Une prise de position
et des pratiques d’import/export entre les sciences sociales et l’univers architectural
qui ne se réalisent pas exclusivement sur des scènes pédagogique et
scientifique mais aussi sur des scènes de débats et de controverses publiques
et politiques à travers la mise en place d’actions liées aux « luttes urbaines»
et de revues telles que Place ; comme c’est d’ailleurs aussi le cas dans les
champs médical et juridique à la même époque, remarque Gérald Houdeville.
De ce point de vue cette contribution invite, comme le fait celle de Claudio
Secci pour une autre période, à s’interroger sur « ce que la sociologie fait, et
a fait, à l’architecture et aux architectes ».
Cela dans un contexte où la discipline sociologique est elle-même en
construction et que s’élabore le « métier de sociologue ». Ce qui se lit dans
la restitution de ce parcours traversé par des éléments de structures (réforme
de l’enseignement, transition générationnelle, etc.) qui trouvent à s’actualiser
dans la particularité d’un contexte (la future École nationale supérieure d’architecture
de Paris-La Villette), c’est aussi l’ouverture d’un champ de
recherche encore en chantier et toujours discuté : celui de la recherche architecturale.
Certes cet univers de travaux et de connaissances s’édifie sur des
bases proches de celles du développement des sciences sociales à la fin des
années1960, notamment avec la recherche contractuelle et le CORDA(2) (Violeau, 2007). Toutefois, comme l’indiquent l’auteur et son interviewé, il
subsiste aujourd’hui encore une difficulté à identifier les objets de cette
recherche qui ne sont pas strictement disciplinaires mais partagés (la ville,
l’espace, le logement…). D’où la construction d’une position d’enseignantchercheur
en porte-à-faux, bien mis en évidence dans cette trajectoire. Ni
sociologue « pour la sociologie » ni sociologue « pour l’architecture » mais
entre-deux, tentant l’élaboration de nouveaux objets et de nouvelles collaborations
interdisciplinaires pour établir une production de savoirs « interstitielle
», ici celle sur les « espaces de travail ». L’affirmation d’une posture et
d’un rôle de chercheur dans le monde de l’architecture toujours disputée
puisque encore aujourd’hui remise en chantier par les évolutions de la formation
des architectes (notamment la mise en place de Doctorats d’architecture)
et la faible reconnaissance et institutionnalisation de cette activité en
termes statutaires puisque le statut d’enseignant-chercheur n’existe pas
aujourd’hui encore dans les ENSA françaises.
Reste tout de même la question de la transmission pédagogique de ce
qui peut bien être qualifié comme un « capital de connaissances », né de
l’histoire de ces côtoiements disciplinaires. Quels modèles, quelles références
? Sur ce registre l’article livré par Cyprien C. Aholou et Monica
Coralli apporte un éclairage singulier. L’attachement des auteurs à la singularité
des questions urbaines africaines permet de poser ces questions en
les enrichissant du « détour » par le continent africain (Lomé, Togo). Les
auteurs éclairent ainsi l’ambiguïté première du contexte de naissance de
l’École africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU),
entre la volonté des architectes et urbanistes coloniaux de faire du territoire
africain un « laboratoire social d’embellissement » et la critique des
modèles portée par les tenants d’un enseignement des métiers de la ville
enrichi de l’apport des sciences sociales. Focalisant ensuite le propos sur
les questions pédagogiques, ils posent la question de l’usage actuel des
sciences sociales dans l’enseignement de l’EAMAU en comparant les programmes
de cette école à ceux de l’ENSA de Paris-La Villette, laquelle
entretient des échanges réguliers avec l’EAMAU. Ce rapprochement conduit
les auteurs à pointer l’évidente présence de fortes similarités des programmes
français et africains. Constat factuel certes mais qui engage un
programme de questionnement plus large. D’abord sans aucun doute, une
analyse des trajectoires des individus et des institutions porteurs de ces pratiques
d’enseignement et de leur circulation internationale, ensuite comme
y invitent les auteurs une analyse critique de la réception de ces modèles
d’enseignement et de connaissance des faits urbains élaborés le plus souvent à
partir d’investigations européennes et qui seraient inégalement attentifs
à la ville comme phénomène économique ou comme phénomène
culturel. Par delà la partition entre approches économiciste et culturaliste,
les auteurs pointent finalement un paradoxe : alors même que les sciences
sociales semblent avoir permis la critique d’une vision « techniciste » et
désincarnée de la conception architecturale, elles buteraient encore sur la
contextualisation de leurs contributions pédagogiques, et en particulier sur
leur participation au renouveau des démarches de projet des professionnels
de la ville.
C’est aussi la question d’une sociologie de l’architecture, de ses
sources et références que pose Christophe Camus. Pour lui, la question
n’est pas tant celle de la posture et des modes pédagogiques qui permettraient
à la sociologie de participer à la formation au projet d’architecture.
Il propose un état des lieux des travaux réalisés sur l’architecture et la profession
d’architecte et esquisse l’hypothèse d’une « nouvelle sociologie de
l’architecture » dite « constructiviste ». Il identifie d’abord dans l’histoire
des approches sociologiques de l’architecture deux directions : d’abord une
sociologie des usages et de la ville, dont les auteurs ont aussi parfois été des
acteurs de l’entrée de la sociologie dans les écoles d’architecture (Henri
Lefebvre, Henri Raymond), qui forme aujourd’hui un héritage partagé pour
l’enseignement de la sociologie « en archi », ensuite une sociologie de la
profession d’architecte, embrayée entre autres par les travaux de l’équipe
de Raymonde Moulin (1973) et prolongée aujourd’hui par ceux de Florent
Champy (2001). Toutefois, en dépit d’un opuscule sans doute exagérément
éponyme, ces sociologies ne satisfont pas au projet d’une « sociologie de
l’architecture ». Discutant et confrontant les travaux de Véronique Biau
(1999) sur les mécanismes de consécration et de Florent Champy sur l’hypothèse
d’une déprofessionnalisation des architectes, Christophe Camus
propose une sociologie des médiations architecturales. À l’instar de l’évolution
de la sociologie de l’art, vue par Nathalie Heinich (2004), il nous
propose de considérer sérieusement les phénomènes de médiatisation
comme « participant pleinement à la structuration des pratiques, du mode
de production et des produits » de l’univers architectural. Plus globalement
la posture revendiquée est celle du constructivisme selon Bruno Latour,
revendiquée par l’auteur qui évoque « l’architecture en train de se faire ».
Attaché au rôle et à la force des récits circulant dans le monde de l’architecture,
il invite finalement la sociologie à se ressaisir de l’objet architectural
lui-même, son « architecturalité » délaissée par une analyse des
pratiques professionnelles, elle-même isolée de ce qu’elle produit. Au-delà
de la volonté de traiter ensemble « actants et non-actants », cette contribution
pointe finalement un fait majeur : la difficile édification d’une « sociologie
de l’architecture » capable d’un propos sur les productions
architecturales elles-mêmes. En cela, l’auteur rejoint dans son diagnostic la
question du « chassé-croisé des oeuvres et de la sociologie » posée par Jean-
Claude Passeron (1999) pour les champs artistique et littéraire.
L’article ambitieux de Heike Delitz(3)
qui vient clore ce dossier ne se contente pas de proposer un tableau des travaux unifiés sous le vocable de
sociologie de l’architecture outre-Rhin, où existe un réseau de chercheurs très
actifs sur ces thèmes. Il fait du constat de Christophe Camus d’une relative
absence de considération de l’architecture par les sociologues les bases d’un
programme : comment expliquer le peu d’intérêt de la part des sociologues
pour la chose architecturale, alors même que l’architecture est une des manifestations
essentielles de la matérialité du social ? Cette question engage un
véritable travail de généalogie intellectuelle qui permet l’identification d’un
corpus plus ou moins partagé chez les intellectuels européens qui ont fait de
l’architecture un objet. Corpus par ailleurs tout à la fois sociologique et
anthropologique. Dans le parcours intellectuel que propose Heike Delitz se
dessine une hypothèse : les architectes seraient plus animés d’une volonté
d’action sur le monde que les sociologues. Cette remarque en engage une
autre : que dire des sociologues qui considèrent que leur discipline peut participer
au changement social, qu’ils appartiennent aux fractions révolutionnaires
ou réformistes ? Que faire des positions critiques de l’école de
Francfort, de la sociologie des mouvements sociaux ou de l’analyse institutionnelle
qui en effet semblent avoir ignoré l’architecture ? Le fait qu’ils aient
ignoré l’architecture invalide-t-il la possibilité de mobiliser ces travaux pour
édifier une sociologie de l’architecture ? De même pour les travaux d’optique
plus « réformiste » (Paul-Henry Chombart de Lauwe, Michel Conan, Barbara
Allen, Michel Bonetti entres autres) qui ont engagé une « coopération conflictuelle
» avec le monde de la construction dont le bilan reste à faire.
Ce détour par le monde des idées conduit l’auteure à constater une irréductible
distinction entre la sociologie des architectes et la sociologie de l’architecture
comme sociologie d’une production symbolique. Animée par la
volonté d’identifier les ressources intellectuelles permettant de dépasser les
approches en termes de « substrats », jugées trop dualistes, Heike Delitz
cherche finalement, comme Christophe Camus par d’autres moyens, à saisir
ensemble l’architecture et le social : ce que la société fait à l’architecture et
ce que l’architecture fait à la société. Reste évidemment comme l’indique
l’auteure à édifier les fondements empiriques d’une telle approche.
Au final les contributions de ce numéro pointent une évolution et une
volonté. D’abord, depuis l’institutionnalisation de l’enseignement de la
sociologie dans les ENSA françaises, on note une évolution depuis une sociologie
centrée sur les biens (le bâti, la ville), puis sur la réception (les habitants),
et enfin sur les producteurs et la production (les architectes, les métiers…).
Ensuite, l’ensemble des contributions réunies porte la volonté
d’un renouvellement problématique exprimé soit par la volonté d’un bilan
socio-historique capable d’évaluer les produits intellectuels de la rencontre
entre sciences sociales et architecture, soit par le nécessaire retour sur les
« productions architecturales » elles-mêmes. De telles intentions sont à même
de fournir les bases de nouveaux programmes de recherche à l’échelle européenne.
Ce n’est qu’un juste retour de l’histoire qu’elles ont pu exprimer dans
la revue Espaces et sociétés, définie, à sa fondation en 1970, par une équipe
de sociologues, d’urbanistes et d’architectes, comme « revue critique internationale
de l’aménagement de l’architecture et de l’urbanisation », et
animée « d’un esprit d’ouverture et de confrontation entre disciplines différentes
», contribuant « aux grands débats concernant ce champ ».
(1) « 1. À cet égard, le cas français n’a rien d’exceptionnel ; mais les termes institutionnels et politico-scientifiques y sont singuliers. Cf. dans ce numéro, le compte-rendu de l’ouvrage dirigé par J. Fischer et H. Delitz. »
(2) « 2. CORDA : Comité d’orientation pour la recherche et le développement en architecture (premier appel d’offres en 1974). »
(3) « 3. Il faut ici vivement remercier Maurice Blanc pour ses relectures attentives de ce texte traduit de l’allemand ainsi que pour ses précieuses suggestions et remarques qui nourrissent largement la présentation de ce texte.
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HEINICH, N. 2004. Sociologie de l’art, Paris, La Découverte, « Repères ».
LASSAVE, P. 1997. Les sociologues et la recherche urbaine en France contemporaine,
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VIOLEAU, J.-L. 2007. « Why and How ‘To Do Science’ On the Often Ambiguous
Relationship between Architecture and the Social Sciences in France in the Wake
of May 68 », dans Footprint, n° 1 (www.footprintjournal.org).
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