| > N°131 Sommaire
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Prix du n° :
28 €

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Le jeu des " bonnes pratique " opérations urbaines, entre normes et fabrique locale |
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par Laurent DEVISME, Marc DUMONT et Élise ROY |
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| L’analyse critique des « bonnes pratiques » dans le champ urbain suppose d’identifier le champ qu’elles recouvrent et l’extension de leurs possibles applications. Nous différencions ainsi des registres (incitatifs, prescriptifs, normatifs), des scènes et des outils qui les font exister et les rendent opérantes. Cette généalogie est doublée, dans un second temps, d’un suivi de configurations locales situées de bonnes pratiques, observées dans le cadre d’un grand projet de ville en action à Nantes. Il ressort de cet examen que les « bonnes pratiques » soit renvoient à des phénomènes de domination, soit se trouvent trop vite constituées dans une exemplarité locale, caricaturant aussi bien le local que les conditions de leurs expériences. Elles sont désormais un opérateur puissant de conformation et de distinction rejoignant aussi bien les doctrines gestionnaires que celles relatives au marketing urbain. |
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| À quoi sert l'expérience des autres ? " Bonnes pratiques " et innovation dans l'aménagement urbain |
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par Nadia ARAB
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Cet article aborde la circulation des modèles urbains en s’intéressant à la rationalité de ceux qui s’y référent quand ils élaborent des projets d’aménagement urbain. En effet, labelliser, capitaliser et diffuser les « bonnes pratiques » ne dit rien sur ceux qui les utilisent, comment et pour en faire quoi. Pourtant, le recours aux expériences des autres est une démarche ordinaire des acteurs opérationnels de l’urbanisme.
Deuxième point, s’appuyant sur les théories de l’innovation et une analyse empirique des pratiques, l’article souligne l’ambiguïté de la relation entre innovation et exemplarité. Enfin, il s’intéresse aux mécanismes de circulation des modèles dans un contexte d’innovation. Soulignant leur diversité, y compris au cours d’un même projet, il met en évidence un processus d’apprentissage et de production de connaissances. Il montre enfin comment le référent territorial joue un rôle déterminant dans l’exploration et l’évaluation des expériences « étrangères ». |
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L'instrumentalisation de la culture dans les politiques urbaines : un modèle d'action transposable ? |
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par Elsa VIVANT
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| La culture est considérée aujourd’hui comme un élément de valorisation pour les villes européennes et des équipements culturels sont créés dans de nombreuses opérations urbaines. Ce modèle de revitalisation urbaine par la culture se diffuse dans d’autres villes du monde. Ainsi, un quartier culturel (Newtown) a été créé à Johannesburg (Afrique du sud). Dans ce contexte urbain, social, économique et politique si différent, la culture peut-elle jouer un rôle similaire ? Quels sont les objectifs d’une telle opération ? Ce projet correspond-il aux modes de vie et aux comportements de consommation des habitants ? |
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Restructurer l'habitat précaire. Récit de " meilleures pratiques " |
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par Agnès DEBOULET
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| En matière d’intervention sur les quartiers précaires, les « best practices » sont décrits comme des projets combinant innovation sociale et gestionnaire. Après avoir décrit les partenariats relatifs au slum redevelopement à Mumbaï (Inde), qui associent organisations communautaires, habitants et promoteurs pour offrir des logements en dur aux habitants des bidonvilles, l’évaluation porte sur les modalités et les qualités du relogement perçues par les ménages et sur la place des habitants dans la prise de décision. On s’attache ensuite à confronter les intentions et les justifications de projets de réhabilitation de quartiers précaires squattés à Ismailiya (Égypte) et à leurs effets sociaux. Les critères de sélection des habitants impliqués dans la participation font l’objet d’une évaluation critique. De même, cet article explore la relation entre régularisation et réhabilitation, en montrant que l’empilement de systèmes normatifs a des conséquences inattendues chez les bénéficiaires supposés. |
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Cuba, " best pratices " : quel potentiel d'élargissement ? |
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par Adriana RABINOVICH
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| Le présent article analyse les acquis attribuables aux « best practices » dans le domaine de l’habitat urbain. Il met notamment en évidence les conditions d’émergence de l’innovation dans un contexte précis, ainsi que les circonstances nécessaires à l’élargissement, voire la reproduction de « meilleures pratiques ». L’approche s’ap- puie sur l’étude des programmes et des projets menés par une ONG cubaine, « Habitat-Cuba », entre 1994 et 2001. Le questionnement proposé se fonde sur deux aspects clés relatifs aux conditions d’émergence des innovations et du potentiel de réplication : le caractère « périphérique au pouvoir » de ce type de programmes et la « suspension » d’un certain nombre de standards comme condition de réussite. |
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Le développement urbain durable : " best practice " ou leurre méthodologique ? |
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par Françoise NAVEZ-BOUCHANINE
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| Cet article questionne les présupposés, la consistance des intentions de départ et l’impact qu’une « best practice » peut ambitionner d’avoir et explore ensuite quelques effets de sa mise en oeuvre, en prenant comme exemple la « participation » dans les projets de développement durable. À partir de l’expérience marocaine des agendas 21 locaux (1996-2006), il s’agit de voir comment entend opérer cette diffusion de « bonnes pratiques », en particulier sur la prise en compte du social et de la participation des concernés au processus de décision dans ces projets. Dispositifs et procédures sont examinés du point de vue de leurs objectifs et de la méthodologie préconisée, puis observés dans la réalité de leur mise en oeuvre. Il en ressort des constats de rigidité et naïveté méthodologiques, et d’une démarche finalement peu soucieuse, au fond, des réalités socio-politiques locales. |
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La reconquête de l'espace moscovite par l'Église orthodoxe après la chute du Mur |
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par Sabrina VIDALENC
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| L’essor massif des églises à Moscou après la chute du mur conduit à s’interro ger sur les significations d’une telle recomposition du paysage urbain. Le réinvestissement fait par l’Église orthodoxe dans la capitale de la nouvelle Fédération de Russie est-il la traduction d’une renaissance du fait religieux ou est-il plutôt le marqueur affirmé des valeurs culturelles russes ? Ou les deux ? Pour y répondre, l’auteur analyse les processus de recomposition des églises orthodoxes de la Moscou postsoviétique, le développement de ces édifices à l’échelle de la ville, les formes architecturales et l’insertion urbanistique de ces édifices ainsi que leur insertion sociale. Il s’agit ici de discerner si ces édifices sont susceptibles de constituer les nouveaux centres religieux de l’Orthodoxie russe. |
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Les technologies alternatives à l'usage : à propos d'une expérimentation "satellite/Wi-Fi" |
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par Valérie FAUTRERO, Valérie FERNANDEZ, Gilles PUEL
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| La question des technologies « alternatives » d’accès à l’internet haut-débit est au coeur des problématiques d’aménagement des territoires. Mais quel est le caractère « alternatif » de ces technologies ? Participent-elles de dynamiques socio-économiques originales par rapport à des technologies standards ou doit-on y voir un simple néologisme de sens : des solutions de remplacement pour les territoires non desservis par des technologies filaires ? À partir d’une étude empirique réalisée sur trois territoires, ce papier analyse une technologie à « l’usage », le dispositif couplant satellite et Wi-Fi.
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"Autenticité" et reconstruction de la mémoire dans l'architecture monumentale japonaise |
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par Nishida MASATSUGU, Jean-Sébastien CLUZEL, Philippe BONNIN
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Les notions d’architecture et de monument diffèrent grandement entre l’Occident et le Japon. Malgré la volonté de modernisation et d’occidentalisation de Meiji, aux alentours de 1885, les réalisations architecturales nouvelles se résolvent dans une imitation formelle, la théorie se réduit aux traités pratiques de charpenterie traditionnelle. Il faudra attendre ITÔ Chûta pour un premier traité théorique d’architecture, puis ÔTA Hirotarô pour une véritable histoire.
Le palais impérial de Kyôto nous montre comment la notion japonaise de monument s’affranchit des contraintes de lieu, de datation, et même de fonction. Les déplacements, reconstructions, reconstitutions et copies plus ou moins fidèles sont le lot commun. Multiples qui créent une sorte de paysage mental du palais impérial de Kyôto, planant au-dessus des époques et des lieux, renouant avec le modèle originel dans son esprit, porté par sa forme, fût-ce par l’image d’un bâtiment plus récent. |
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